Blog de l’association Cougart

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Archive de la catégorie «Paroles d'Artistes»

Interview sur le Net Art

Posté par Francois Colin le 3 avril, 2008

J’avais précédemment été interviewé par Anne -Cécile Meurisse, étudiante en Master 2 IDEMM à Lille 3, dans le cadre du Congrès Lille Net 2007, sur les mondes virtuels. Cette fois, c’est Julie Berthelon, étudiante en master 2 « art, technologies et industries de la communication et médiation culturelle » qui m’a interrogé sur le Net Art.

1) Pensez vous qu’il faille conserver les œuvres du net art ?

Il me semble que la question se pose trop tôt, dans la mesure où la problématique actuelle des musées est la numérisation de leur fonds « traditionnel » et la promotion de leurs activités culturelles par le biais du web. Attendons la reconnaissance par le monde de l’art du Net Art en tant que nouvelle forme d’expression artistique ou pour le moins créative.

2) Est-il réellement possible de conserver des œuvres dites « évolutives » ?

D’un point de vue technique oui, mais cela sous-entend que le Net Art n’est voué qu’à être « exposé » en musée. Et c’est, à mon sens, ce point qui engendrera des questionnements comme cela a pu être le cas avec certaines œuvres conceptuelles. C’est à dire l’identité actuelle d’une œuvre d’art dans notre société et finalement son sens.
3) Pensez vous que « l’approche des médias variables » développée par Jon Ippolito(variablemedia.net) soit l’une des solutions de conservation appropriée pour le net art ?
Jocker. Je ne connais ni ce monsieur, ni l’approche qu’il a développé.
4) Comment voyez-vous l’évolution de la monstration institutionnelle (musées, galeries, expositions), par rapport à la monstration sur Internet ?
D’un point de vue d’une sensibilisation culturelle et d’une diffusion des œuvres, les institutions culturelles « physiques » conserveront leurs forces et leur atouts, car il est clair que le web ne permet pas de « démocratiser » l’art, contrairement à ce qu’on a pu penser, il y a quelques années.5) Pensez vous qu’il y ait un rapport de force, une lutte des pouvoirs dans les institutions ?Je serais bref : oui. Y compris entre artistes et leur rapport avec les institutions, même dans le domaine numérique. Il suffit de voir la polémique engendrée par la récente pétition des acteurs du numérique. Cela a exacerbé les rancœurs liées au mode d’approche, de création et de financement. en bref la position de l’artiste et de son travail dans le fonctionnement de notre société.

6) Pensez vous que le manque de financement du net art, le rejet des institutions, soit dû à sa remise en cause de la vulgate esthétique ?

Je pense effectivement qu’une partie des institutions culturelles (Il ne faut pas perdre de vue qu’elles ont une « mission » à remplir auprès de « leur » public habituel) n’a pas intégré l’art numérique à cause de sa remise en cause de cette vulgate esthétique, bien que la peinture numérique, par exemple, n’en est que son prolongement technologique. Maintenant pour ce qui est de l’aspect du financement du net art, tout en faisant un effort d’abstraction concernant la situation actuelle de désengagement de l’État, voire du démantèlement du Ministère de la Culture, je pense que si les artistes ne travaillent que pour les institutions, la création artistique est amené à s’éteindre, car elle n’aura plus de sens.

7) Pensez vous que le net art soit un analyseur et que nous assistions à l’amorce de la mise en place d’un nouveau système de l’art ?

D’un point de vue créatif, aujourd’hui, je vous réponds non, mais le temps me contredira peut être. Maintenant d’un point de vue de la diffusion, l’édition et la commercialisation, oui. Mais il y a encore beaucoup à faire.

8] Qu’est-ce que qui tient lieu d’œuvre dans l’art numérique selon vous? (le programme, les actualisations, le réseau lui même….) ?

Vaste question tant il difficile de définir avec précision les contours de l’art numérique tant les disciplines artistiques qui tendent à s’y rattacher sont multiples et polyvalentes. Si nous parlons précisément du Net Art, ce qui me semble être le cas, différents éléments interviennent dans la « notion » d’œuvre : le concept initial défini par l’artiste, le contenu d’une commande, le cas échéant, bien sur et toutes les évolutions de celle ci mais immanquablement les outils propres aux réseau : vidéos, scripts, programmation interactive … etc. A ce titre, le net Art, si il perdure, évoluera avec les développements technologiques. Mais alors que dire d’une œuvre qui évolue au gré des internautes, des spectateurs ou d’un collectif d’artistes ?

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Interview de la peintre numérique Renée Brachet

Posté par Francois Colin le 22 janvier, 2008

François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique ?

Renée BRACHET : L’expression et la transcription aux moyens d’outils virtuels informatiques de l’inspiration-créative d’un “artiste” peintre !

FC : Qu’est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?

RB : L’affranchissement des limites de l’art pictural traditionnel.

FC : Comment et à quel moment, avez vous abordé la peinture numérique?

RB : En 1995, pour la rédaction d’un mémoire sur le nombre d’or pour un ami “matheux”
Sur un ordinateur portable dont le disque dur ferait mourir de rire la plus petite clé usb d’aujourd’hui.
J’y avais testé : Corel Designer. Les courbes du vectoriel, leur différentiation , m’avaient séduites…puis à la découverte du bitmap et de la couleur , j’ai étudié mes maquettes de tableaux dans ce logiciel.
C’est à l’acquisition de COREL DRAW 7 que j’ai définitivement rangé mes brosses et pinceaux traditionnels.

FC : Quelles sont vos sources d’inspiration et comment définiriez vous votre travail?

min-enigmaRB : Au début, je cherchais seulement à comprendre les logiciels. Puis l’investigation de leurs multiples possibilités m’a naturellement conduite à la découverte d’un univers utopique inaccessible aux techniques de peintures traditionnelles. Ce n’est qu’après m’être familiarisée avec les logiciels que j’ai pu exprimer ma créativité débridée et laisser aller mon imaginaire. Je définirais mon travail comme “inspiration-intuitive-émotionnelle”.
Je ne pense pas que la création graphique (traditionnelle ou numérique) relève exclusivement d’une intention consciente. J’accorde beaucoup d’importance aux formes souples et aux tons chauds, il faut que mon oeil juge esthétique la retranscription de mes atmosphères.
J’ai mis un an avant de finaliser la toile : “Aube 65 ” galerie surréalisme de mon site !

FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?

RB : J’essaie de réaliser au moins une expo personnelle par an…, sinon plusieurs dans l’année en collectivité.

Les approches et remarques sont diverses :

1) Ah oui ! peinture numérique…c’est l’ordinateur qui fait !!!

2) Pour les commentaires plus experts j’ai cru comprendre qu’il suffisait de taper sur le clavier :

” une jeune fille blonde, svelte et vigoureuse, les cheveux longs flottants au vent d’été, court pieds nus sur une plage des caraîbes avec son petit Jack Russel “

puis sur : ENTER, et le tour était joué. Ce qui les chagrine un peu, c’est comment j’arrive à imprimer en aussi grand.

3) Quand aux “Experts-théoriciens” des techniques de pointe : Ils ne comprennent pas comment je peux encore travailler avec la version “n” du logiciel alors que vient de sortir le version “n+1″ il y a trois heures pour seulement 1500 euros de plus !

4) Le peintre occasionnel, intégriste dira : Ouiiiiiiiiii, C’est bien ! ………Maiiiiiiiiiiiiiis, ce n’est pas de la peinture, puisqu’on n’a plus le contact avec la matière…….. et ça, Moiiiiiiiiiiiiiiii, Jaaaaaaaaaaaaamais !

5) “les peintres” : admirent, analysent, cautionnent et regrettent de ne pas être plus jeunes pour y adhérer ! Certains osent essayer malgré tout et me demandent de les piloter.

6) Les “séduits” : passent une heure à me questionner pertinemment, les yeux et les oreilles grands ouverts, admiratifs…et partent heureux de pouvoir se faire enfin un avis sur cet art.

7) “les coups de foudre” : découvrent, admirent et partent avec une toile !
8) “les galéristes” de la région ne tiennent pas à prendre de “risques” pour leur chiffre d’affaire !

FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?

RB : J’en fais quelques fois, mais dans ce cas ce sont plutôt des travaux de photos-montage, des préparations d’affiches pour exposition, des mis en œuvres de diaporamas pour conférence. Je n’ai jamais fait pas de peintures sur commandes… Je prends souvent plaisir à créer des œuvres personnalisées pour les offrir.

FC : Avez une exposition en cours ou à venir?

RB : Permanente sur mon site : http://www.crearbt83.info

Permanente : dans un cabinet médical du Var à Fréjus

Du 27 février au 2 Mars 2008 dans le Var, dans le cadre d’une exposition collective de Roquebrune Culture. 1er au 15 juillet avec le collectif 6Lice: 2ème Festival International de l’Image et de la Photographie Numérique de Nice.

FC : Quelles sont les artistes proches de votre univers artistique ?

RB : Je n’en vois aucun en particulier ! J’apprécie les oeuvres de Dali mais en tout état de cause je préfère mon indépendance intelectuelle et artistique.

FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?

RB : Ne pas vouloir mettre la charrue avant les boeufs et s’armer de patience !

1) Saisir intellectuellement les outils fournis par un bon logiciel…il en existe même de gratuits !

Boîte à outils ( pinceaux, gomme, doigt, tampon, pot de peinture) bien maîtrisée,secondée par l’utilisation pertinente des calques (objets,plans) et des effets permet avec un peu d’imagination, de belles émotions.

2) Installer une tablette graphique : A4 (idéal), A6 (moins onéreuse !)

3) Le stylet graphique, toujours vendu avec la tablette.C’est le substitut parfait du pinceau.

4) Passez à la journée des 36 heures/jour pour imaginer, dessiner, mettre en couleurs et recommencer le lendemain jusqu’à ce que “nirvana” soit atteint… , tout n’est plus alors que pure créativité…, IL (le logiciel) vous obéit enfin, le stylet fuse, les couleurs éclatent.

FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?

RB : Non, je ne pense pas que la peinture numérique soit suffisamment connue dans ce sens.
Supportée par de violents vecteurs financiers, le numérique s’est engouffré sans discernement dans le quotidien, sans laisser aux individus, le temps d’en acquérir sa propre culture. C’est la source d’une étrange représentation duale faite à la fois de mépris, de méfiance et d’adulation.
Eventuellement privée de tout support physique elle apparaît aux yeux des traditionnels et des commerçants de l’art comme dépourvue d’existence.

FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?

RB : J’ai bien essayé d’aspirer avec…..mais c’est pas terrible !

FC : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?

RB : Site perso que j’ai créé : http://www.crearbt83.info

FC : Votre site/blog vous a t’il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?

RB : Non ! Mais les arnaqueurs y ont été à l’affut pour me faire gagner des millions de dollars si je leur servais d’intermédiaire…(ce n’est pas vu qu’à la télé !!!)

FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site et/ou en exposition ?

RB : Oui dans les deux cas !

FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?

RB : Oui, au travers de mon site. Avec certaines personnes que j’encadre à domicile.

FC : Quel est le format moyen de vos créations ou imprimez vous à la demande ?

RB : Format natif = 4311pix x 3189 pix en 150 ppp
Sortie impression = 73 cm x 54 cm
Mes oeuvres sont crées pour une résolution optimale : une impression à la demande risquerait d’en altérer la qualité.

FC : Etes vous en contact avec d’autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

RB : Oui, quelques uns dont Association 6lice. Réunions physiques et/ou contacts Internet.

FC : Etes vous en contact avec des artistes d’autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

RB : Oui, à l’occasion de salons et concours traditionnels et lors de mes expos persos.Je visite aussi certaines galeries en fonction de leur vitrine….

FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?

RB : Non….jusqu’à aujourd’hui !

FC : Pensez vous qu’un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?

RB : Absolument .

FC : Quels sont les autres moyens d’expression que vous utilisez régulièrement ? (autres disciplines artistiques, édition, web, forum …)

RB : Peinture: acrylique, huile, aquarelle sur soie, dessin, pastels, modelage, collage, sculpture.
Réalisation de site web (Flash, html). Infographie

FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une exposition collective qui mélange les techniques d’expression, si non pourquoi ?

RB : Oui régulièrement !

FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l’art plus accessible ?

RB : Non.

FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?

RB : Just do it !

FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?

RB : Absolument pas , je n’ai jamais connu de région plus conservatrice.

FC : Pensez vous utile de fédérez les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?

RB : Je ne sais pas réellement. L’union fait-elle la force ? Si nous devons être unis pour être reconnus c’est bien regrettable.
6Lice (toutes techniques numériques confondues) taille une brèche dans le bloc PACA et je tente, dans le peloton de tête, l’aventure avec elle. Que sa mascotte ADAN brille au firmament de cette reconnaissance, c’est ce que je lui souhaite, surtout pour son “leader” Tony Kernos.

FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l’informatique ?

RB : Vous êtes bien indiscret…mais bon puisqu’il faut répondre, la technique m’interresse au delà des possibilités artistiques.

FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?

RB : 500 à 1500 euros

FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?

RB : Oui, cette année encore au 2 éme Festimago de Nice

FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?

RB : Mes chouchous : ADOBE PHOTOSHOP, COREL PAINTER,
Les intervenants ponctuels : POSER, BLENDER
Quelques rares utilisations de VUE et d’ ADOBE ILLUSTRATOR.
Quelque fois un scanner pour importer l’image d’une création sur papier, tissus, fragments de textures diverses chromatiquement intéressantes.
Il m’arrive de temps en temps de photographier une installation,un modelage,une préparation spéciale que je conçois en vue de son interprétation numérique.
Pour l’impression je suis obligée de faire appel à des éditeurs d’art en raison des formats natifs.

FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l’art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?

RB : J’ai ouvert un ordinateur en 94, découvert la partie graphique en 95, travaillé dans COREL DRAW7 de 98 à 2003 : date de ma première expo numérique après laquelle j’ai basculé vers Adobe Photoshop.
Je peins réellement sans obstacle depuis 2004. Je ne reconnais pas de notoriété dans l’art

FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?

RB : NON, car je n’ai pas pris d’abonnement chez Drouot….

FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d’un atelier-galerie ?

RB : On en peut pas appeler cela des galeries, mais plus exactement des salles réservées aux expositions, louées auprès des pôles culturels des mairies.

FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?

RB : Non.

FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?

RB : Par mon site.

FC : Vous formez vous à d’autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?

RB : Oui, continuellement.

FC : Classez vous la peinture numérique dans l’art contemporain, pourquoi ?

RB : Pour les historiens, l’époque contemporaine s’étale de la Révolution à aujourd’hui. Dans ce sens, elle en fait partie. Mais cette typologie est trop fortement dépendante des fluctuations d’interprétation de la critique.

FC : Accepteriez vous d’exposer dans la galerie 3D de l’association Coug’Art ?

RB : Oui avec plaisir.

FC : Accepteriez vous de participez à un projet d’édition collectif de l’association Coug’Art ?

RB : Oui tout à fait !

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Interview du peintre numérique Iss’n’kor

Posté par Francois Colin le 12 octobre, 2007

issenkorFrançois COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Iss’n’kor : dessiner ou peindre avec un logiciel de dessin ou de retouche d’image installé sur un ordinateur, au moyen d’une souris ou d’une tablette graphique.

FC : Qu’est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
Iss’n’kor : la peinture numérique apporte un certain confort et une sécurité que ne permet pas vraiment la peinture traditionnelle. Pas de matériel encombrant (pratique quand on vit dans 19 m2), pas de pinceaux à nettoyer, et surtout la possiblité de revenir en arrière (vive le ctrl z !) et d’enregistrer plusieurs versions d’un même travail.

FC : Comment et à quel moment, avez vous abordé la peinture numérique?
Iss’n’kor : Quand j’ai commencé à me familiariser avec Photoshop, à la fin de mes études. J’ai voulu essayer de mettre en couleurs mes dessins, et puis j’ai commencé à parcourir les fantastiques pages du forum Café Salé : ça donne forcément envie.

FC : Quelles sont vos sources d’inspiration et comment définiriez vous votre travail?
Iss’n’kor : En ce qui concerne la peinture numérique, je travaille presque uniquement d’après photo. Disons que je m’entraîne pour être par la suite capable de créer entièrement un paysage, sans modèle. Il n’y a qu’avec Artpad que j’ose parfois faire des trucs qui sortent de mon imagination. Le côté rudimentaire du logiciel m’y pousse sans doute.

FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
Iss’n’kor : J’expose surtout dans mon blog en fait. Et aussi sur les murs de mon bureau, au travail. Les réactions sont plutôt positives.

FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
Iss’n’kor : Il m’arrive de faire des peintures pour des amis, d’après des photos qu’ils me fournissent.

FC :
Avez vous une exposition en cours ou à venir?
Iss’n’kor : Rien de prévu, non.

FC :
Quelles sont les artistes proches de votre univers artistique ?
Iss’n’kor : Mes modèles ne sont pas forcément des gens qui font de la peinture numérique. Mais pour rester dans le sujet, je citerais Sparth et Cali (de Calirezo).

FC :
Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
Iss’n’kor : Je n’ai pas vraiment de conseils à donner… Ils sont les mêmes que ceux qu’on m’a donné pour le dessin en général : il faut dessiner, dessiner et… dessiner.

FC :
Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
Iss’n’kor : Je ne me pose pas trop ce genre de questions. Je pense que c’est une discipline encore jeune.

FC :
Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
Iss’n’kor : Pour bloguer, surfer, tchatter, regarder la tv.

François Colin : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?
Iss’n’kor : http://blogenkor.canalblog.com

FC : Votre site/blog vous a t’il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?
Iss’n’kor : Non, mais il faut dire que je ne les cherche pas vraiment. Les contacts pro, ça se provoque.

FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site et/ou en exposition ?
Iss’n’kor : Il m’arrive de faire des captures d’écran d’une peinture numérique au fur et à mesure de son élaboration parce que je trouve ça rigolo, mais je n’ai jamais fait de tuto. Eventuellement si on me demande.

FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?
Iss’n’kor : Je n’ai pas vraiment la fibre pédagogique.

FC : Quel est le format moyen de vos créations ou imprimez vous à la demande ?
Iss’n’kor : Je n’ai qu’une imprimante A4, donc je ne fais jamais de peinture excédant de format.

FC : Etes vous en contact avec d’autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
Iss’n’kor : J’ai des potes qui mettent leur dessins et autres planches de BD en couleur, mais ce n’est pas vraiment de la peinture numérique.

FC : Etes vous en contact avec des artistes d’autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
Iss’n’kor : Je fais partie d’une assocation, l’Associationenoz, et des fois on édite un numéro de notre Fanzine OZ. On échange via nos blogs respectifs, notre forum, par téléphone ou sur MSN, et même parfois en vrai (oui on n’est pas des geeks complets)

FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?
Iss’n’kor : J’ai osé poster sur CaféSalé 2 ou 3 fois.

FC : Pensez vous qu’un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?
Iss’n’kor : Bof, chacun fait ce qu’il veut, mais finalement je réponds à ce questionnaire, donc je dois me sentir un peu concerné quelque part…

FC : Quels sont les autres moyens d’expression que vous utilisez régulièrement ? (autres disciplines artistiques, édition, web, forum …)
Iss’n’kor : Je suis infographiste, donc je suis toujours en train de jongler entre Photoshop, Illustrator, In Design, Flash ou Golive voire même 3DSMAX depuis peu.

FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une exposition collective qui mélange les techniques d’expression, si non pourquoi ?
Iss’n’kor :Pourquoi pas ?

FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l’art plus accessible ?
Iss’n’kor : J’ai pas l’impression.

FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?
Iss’n’kor : La peinture numérique, c’est bon mangez en.

FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?
Iss’n’kor : Je ne sais pas, je ne me suis pas penché sur le problème…

FC : Pensez vous utile de fédérer les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?
Iss’n’kor : Pourquoi pas, ça ne peut qu’être une bonne chose.

FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l’informatique ?
Iss’n’kor : Je passe beaucoup trop de temps devant cet écran.

FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?
Iss’n’kor : Il faudrait déjà que j’en vende… Je ne sais pas, soyons fou : entre 50 et 100 € suivant le temps que j’y passe ?

FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?
Iss’n’kor : non mais pourquoi pas.

FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?
Iss’n’kor : Photoshop, parfois Painter, et avec une tablette graphique.

FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l’art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?
Iss’n’kor : Depuis à peu près 5 ans. Notoriété ? Heu… J’en suis à une moyenne de 75 visiteurs par jour sur mon blog.

FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?
Iss’n’kor : Ma Twingo est côtée 5600 € à l’Argus.

FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d’un atelier-galerie ?
Iss’n’kor : Non. Il m’est arrivé d’avoir des planches de BD exposées dans des petits festivals mais ce n’est pas le sujet je crois.

FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?
Iss’n’kor :Non.

FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?
Iss’n’kor : C’est bien là le drame : je ne m’occupe pas de ma promotion.

FC : Vous formez vous à d’autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?
Iss’n’kor : J’ai suivi récemment une formation en 3D.

FC : Classez vous la peinture numérique dans l’art contemporain, pourquoi ?
Iss’n’kor : Le procédé est contemporain mais les résultats obtenus ne le sont pas forcément dans le sens où on l’entend. Comment ça c’est pas clair ?

FC : Accepteriez vous d’exposer dans la galerie 3D de l’association Coug’Art ?
Iss’n’kor : Si c’est pour des travaux en 3D, je n’en ai pas à vous montrer pour le moment.

FC : Accepteriez vous de participez à un projet d’édition collectif de l’association Coug’Art ?
Iss’n’kor : Pourquoi pas.

FC : Pensez vous que le numérique a contribué à faire évoluer votre créativité ?
Iss’n’kor : Oui dans la mesure où j’ai tenté des choses que je n’aurais pas faites en tradi.

FC : Considérez vous que le web peut devenir un support d’expression pour un artiste numérique ?
Iss’n’kor : Certes. D’autant plus qu’une peinture numérique est bien souvent plus sympa à regarder sur un écran.

FC : Considérez vous que le web peut permettre un meilleur accès à la culture, si oui pourquoi ?
Iss’n’kor : Oui en théorie : ‘y a qu’à cliquer. Encore faut-il cliquer aux bons endroits.

FC : Considérez vous que l’évolution future des technologies numériques permettent une véritable révolution en matière de création artistique ?
Iss’n’kor : La révolution est déjà en marche ! Tadaaaam !!!

FC : Considérez vous que le peintre numérique est, par nature, un artiste multimédia ?
Iss’n’kor : A mon avis il est artiste tout court.

FC : Quelles autres formes d’expression numérique expérimentez vous ou souhaiteriez vous expérimenter ?
Iss’n’kor : A quand l’outil femme-pinceau d’Yves Klein sur Photoshop ?

FC : La production de peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?
Iss’n’kor : Elle est plutôt périphérique mais a de plus en plus tendance à interférer dans mon activité professionnelle, ce qui me ravit.

FC : La peinture numérique, la création artistique est elle un besoin pour vous, si oui pourquoi ?
Iss’n’kor : Oui. Les jours où je ne dessine pas, ça me fout limite les boules. Bon j’exagère mais c’est presque ça.

FC : Considérez vous bien gérer la diffusion de votre peinture numérique, si non pourquoi ?
Iss’n’kor : Je ne la gère pas. C’est surtout un loisir, envahissant, mais un loisir quand même.

FC : La peinture numérique, en terme de production, est elle, pour votre expérience, une activité rentable, même en tant qu’activité d’appoint ?
Iss’n’kor : Je ne cherche pas à tirer profit de mes travaux.

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Interview du peintre numérique Jean Poumarède

Posté par Francois Colin le 12 octobre, 2007

François Colin : Comment définiriez vous la peinture numérique?

Jean POUMAREDE : La peinture numérique marque la simple manifestation de l’évolution de notre société. Elle est une forme nouvelle d’expression picturale en concomitance avec son époque avant que d’autres ne soient découvertes et s’inscrit dans la lignée des medias qui l’ont précédée comme l’empreinte laissée par notre civilisation technologique.

FC : Qu’est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?

JP : Comme toutes nouveautés ,la peinture numérique apporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Essentiellement, elle autorise la spontanéité et donc la trajectoire directe de la conception à la réalisation grâce à une mise en scène rapide du sujet.Les limites de l’écran permettent une concentration et une maîtrise de tout instant . En sus ,ce qui est essentiel pour moi ,cette technique permet en partie de répondre à l’interrogation de Jonas ( cf la nouvelle de CAMUS)…”solitaire ou solidaire?”L’artiste numérique peut à tout moment répondre à son environnement humain et matériel.Il n’est plus enfermé dans son atelier…. d’ivoire.Les pinceaux (sic) peuvent être abandonnés d’un simple clic .La palette ne sèche plus….et autres multiples fonctionnalités qui isolent le peintre. A contrario les dimensions de l’écran restent un handicap à surmonter pour des oeuvres de grandes dimensions.

FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?

JP : Après avoir travaillé l’acrylique durant de nombreuses années , j’ai découvert la peinture numérique comme M.Jourdain a découvert la prose.Elle existait et je m’évertuais il y a de cela une vingtaine d’années à l’inventer.La constance et le hasard ont fait le reste.

FC : Quelles sont vos sources d’inspiration et comment définiriez vous votre travail?

JP : La plupart de mes oeuvres (hors commandes) traitent de la liberté (du moins de sa forme humaine :la libération) Et je mets en scène cette idée au travers de sources d’inspiration récurrentes.La femme, de par son statut social d’une part et ce qui va avec le poids de l’histoire et de l’Histoire, occupe une place privilégiée .Le Maroc où je vais et retourne depuis plus de vingt ans qui représente une situation en pleine évolution ,en constante (même si cela peut paraître lent à nos regards occidentaux ) libération et enfin l’Egypte d’hier et d’aujourd’hui dont la stupéfiante pérennisation de la vie quotidienne depuis 5 millénaires joue a contrario un épisode révélateur de l’Histoire du monde et qui est le coeur même du symbolisme. Il est vrai que je me qualifie volontiers de symboliste Je tente de mettre mes sujets ou le spectateur ,voire les deux , en situation de réflexion (interrogation,désir,songe,rêve ,espoir, continuité et rupture…., etc…) En un mot j’essaye , je dis bien j’essaye et ne réussis pas toujours ,d’aller au-delà de l’image visible.D’où ma …plongée dans la civilisation-mère égyptienne où détail révélateur ,dans son panthéon l’on distinguait libération (essentiellement militaire d’ailleurs) pour les vivants et liberté qui prenait la forme de l’oiseau-bâ s’envolant à la mort de l’individu (certains exégètes font le parallèle avec notre …âme) La force du symbole est bien connue .Elle mène le monde depuis la nuit des temps.Et tous les dictatures ,quelque soit leur apparence même les plus attrayantes (cf les publicitaires) l’ont utilisée et l’utiliseront toujours.D’où le danger de tomber dans l’allégorie souvent creuse.

FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?

JP : J’ai beaucoup exposé aux quatre coins de France .J’expose de moins en moins (une à deux fois dans l’année désormais) et n’exposerai plus qu’à une demande instante. Je m’oriente désormais vers les manifestations ciblées ( festival ,concours ,etc…) Bien que la réaction du public fût celle que j’attendais -( la peinture numérique sort à peine du berceau )- à savoir très bon accueil dans un premier temps puis scepticisme ,défiance voire rejet dès lors que l’on parle de peinture numérique.L’ordinateur étant considéré comme le démiurge et le peintre comme un falsificateur.On se lasse d’expliquer .En matière d’éducation ma patience a des limites. Et ceci vaut autant pour les galeristes qui économie oblige suivent et souvent précèdent leurs visiteurs dans une espèce d’auto-censure.

FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?

JP : J’ai réalisé plusieurs commandes .Uniquement des portraits.

FC : Quel est votre rythme de travail et pouvez vous expliquer votre méthode de travail à l’aide d’une oeuvre récente?

JP : Etant piètre dessinateur je tente de compenser mes lacunes par le travail . Je peins environ 6 à 7 heures par jour. Je pars d’une idée ,d’une situation très souvent vécue au cours de mes voyages.Idée naissant d’une situation que j’ai la plupart du temps fixée sur la pellicule au cours de mes voyages .( Photos très souvent volées -pas toujours …bakchich- à l’insu des protagonistes. Que le diable me pardonne) Dans un premier temps je réalise l’esquisse à la tablette numérique ce qui est le plus difficile pour moi. Esquisse sur une ou plusieurs pages eu égard à la grandeur de l’oeuvre finale et à la complexité de la composition L’écran n’est pas extensible. Ensuite comme tout un chacun je peins.

Arrière-plan:
Il s’agit d’un logement au fond d’une ruelle étroite ,la plus sombre possible afin de donner un sentiment d’enfermement et d’obscurantisme. La fenêtre ( bleue mais grillagée) indique que l’on (?) a la possibilité de regarder dans la ruelle .Mais il n’y a pas grand-chose à voir en dehors de quelques ruelles adjacentes elles-même sombres (peut-être des culs-de-sac ,allez savoir…) détail…..la ruelle existe .Elle est située près du Palais de la Bahïa à Marrakech.

la marche des femmesPremier plan:
Trois femmes arabes(les voies de la liberté sont encore plus épineuses pour elles) et même pour l’une d’entre elles certainement d’origine gnaoua.(eu égard aux traits de son visage) Trois femmes au pas ferme à l’allure décidée,sûres d’elles-même.Dialoguant et donc communiquant comme celle de gauche,réfléchie pour celle du centre, vérifiant sa mise en toute liberté ,dans la rue,pour celle de droite. En un mot trois femmes posant leurs pieds dans les prémices (extrême clarté des tons) de ce qui pourrait s’appeler la liberté.
Plan intermédiaire:
Travail sur le symbole que j’ai dénommé à défaut d’un autre vocable ,l’embrasement du couple espace-temps.Il permet de représenter d’une part sur la même image ,en une seconde ,ce qu’il faudra des années et de multiples lieux et occasions à réaliser , d’autre part il symbolise l’énergie ,la douleur ,la conscience ,etc….(au spectateur d’y mettre ses affects) nécessaires pour passer de l’arrière-plan au premier plan.
Commentaires: la ruelle est étroite comme ” la porte” biblique…
Ensuite je réunis les trois tableaux en un seul selon la composition voulue .Je retravaille le tout au pinceau (pardon… stylet). Je signe

FC : Avez une exposition en cours ou à venir?

JP : Exposition à venir:

2° Salon international des petits formats
Centre Culturel Christiane Peugeot

62,avenue de la Grande Armée 75017 PARIS

Du 29 novembre au 4 décembre 2006
Soirée-vernissage le 30 novembre de 18 à 21h

Organisé par le Who’s Who Art Club International _ LAUSANNE.
______

Concours du Prix Webcolor – Seriante (BERGAME) ITALIE
(Résultats en janvier 2007)

FC : Quels sont vos artistes de références?

JP : En premier lieu ,tel un phare dans ma nuit, Salvador DALI qui a su allier l’esthétisme des formes à l’idée et les peintres surréalistes en général Magritte plus particulièrement qui a largement influencé les publicitaires du XX° siècle. Certains symbolistes ont contribué à approfondir ma démarche comme Gauguin et Klimt. Leur travail sur les à-plats notamment. Plus éloignés dans le temps mais qui ont laissé des traces indélébiles d’autres aussi continuent à me bouleverser, tels Géricault pour son travail de composition (le radeau de La Méduse) ,et Goya pour la lumière de ses oeuvres et leur sensualité flamboyante.

FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?

JP : Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres ,surtout en matière artistique ,il faut faire ce que l’on aime ,ce que l’on sent avec sa tête et ses tripes même si cela n’aboutit pas. Commencer ses gammes par la pratique des medias traditionnels (gouache,aquarelle,acrylique,…. La peinture numérique a ceci de dangereux qu’elle autorise au début toutes les audaces mais très vite elle vous renvoie à vos limites.Donc beaucoup de modestie. Avoir une idée et s’y tenir (elle sert de boussole quand on est perdu). Surtout ne pas travailler en fonction des réactions du public (multiple,ondoyant et divers) à moins d’y laisser son âme. Une bonne dose de courage et d’opiniâtreté comme dans toute discipline nouvelle.Le fait d’être (encore maintenant) un pionnier se paie .La reconnaissance viendra après la mort ….peut-être.(cf Van Gogh qui se retourne dans sa tombe en entendant de son oreille valide le prix de ses toiles). Pour terminer 80% de travail ,15% de talent et 5% de chance.Mais ceci est valable pour toute entreprise.

FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?

JP : La peinture numérique est encore à ces balbutiements même auprès des professionnels ou considérés comme tels. Elle possède un lourd handicap qui est l’utilisation de l’ordinateur. Si l’ordinateur est dans toutes les maisons ,il n’est pas encore dans les têtes. Il n’est pas devenu l’objet courant ,l’outil que sont le pinceau ou le fusain. Le problème de sa reconnaissance tient paradoxalement selon de ses possibilités infinies offertes. Entre les collages numériques ,les détournements d’images ,les retoucheurs de photos ,les fractales ,les animations 2D ,3D , les homogrammes ,la peinture numérique en tant que ….numérique se noie et le public comme les professionnels (architectes d’intérieur notamment) vont au plus court ,sans nuance. La peinture numérique fera parler d’elle quand on oubliera …qu’elle est numérique et qu’elle sera devenue une expression picturale comme les autres.Comment arriver à cela? Je n’ai malheureusement pas la solution. Cela peut passer par un autre vocable mais je n’en ai pas d’autre à proposer et peut-être surtout par un plus grand nombre de peintres numériques et donc avec le temps. Le pis est qu’elle disparaisse comme une tentative avortée d’une époque ( cf “le nouveau roman” en littérature bien qu’il ait valu un Prix Nobel à la France) ,une petite boursouflure sur une toile.Rien ,quoi! Restera l’aventure . Et rien que pour cela je ne désespère pas…

FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?

JP : Gestion de mon site, visites (rares ) sur internet.

FC : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?

JP : http://perso.orange.fr/jean.poumarede/index.htm

FC : Votre site/blog vous a t’il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?

JP : Mises en relation avec galéristes et marchands d’art

FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site ou en exposition ?

JP : Oui en exposition

FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?

JP : Non

FC : Quel est le format moyen de vos créations ou travaillez vous à la demande ?

JP : Formats: du 40×50cm au 80×60cm

FC : Etes vous en contact avec d’autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

JP : Contacts quasi quotidiens via courriel ,téléphone et sites d’expos dédiés aux peintres numériques ou non

FC : Etes vous en contact avec des artistes d’autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

JP : Oui. Idem les moyens ci-dessus

FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?

JP : Non

FC : Pensez vous qu’un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?

JP : Non

FC : Quels sont les autres moyens d’expression que vous utilisez réguliérement ? (autres diciplines artistiques, édition, web, forum …)

JP : Tapisseries et sculptures

FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une expositon collective qui mélange les techniques d’expression, si non pourquoi ?

JP : Oui j’ai participé très souvent à ce genre de manifestations.

FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l’art plus accessible ?

JP : Non

FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?

JP : Aux sceptiques je préconise de se mettre devant une palette graphique et d’essayer.

FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?

JP : Non , Zéro

FC : Pensez vous utile de fédérez les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?

JP : Non. Il existe déjà assez de chapelles

FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l’informatique ?

JP : Utilisation domestique. Sans plus.

FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?

JP : De 400 à 2000 €. œuvres encadrées.

FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?

JP : Oui.Festival international des Arts Numériques du Val d’Argent.Programme “Artist Digital Art” d’Elisabeth MANSCO ( Espagne)

FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?

JP : COREL DRAW

FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l’art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?

JP : 10 ans. Notoriété selon la formule consacrée d’un Artiste en milieu de carrière

FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?

JP : DROUOT COTATIONS

FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d’un atelier-galerie ?

JP : J’ai exposé au rythme de deux à trois fois par an en galerie.Désormais je m’oriente vers des manifestations
plus ciblées du genre “Centre Culturel d’Egypte de Paris ” à l’automne 2007

FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?

JP : Non

FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?

JP : Non. Etant totalement inapte à ce genre d’exercice

FC : Vous formez vous à d’autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?

JP : Non. Les logiciels sont trop chers d’une part et secundo ils ne sont que des outils. La peinture reste ma priorité

FC : Classez vous la peinture numérique dans l’art contemporain, pourquoi ?

JP : Oui grâce aux outils qui l’autorise et non car pour moi la peinture numérique n’est tout compte fait qu’un avatar
de la peinture en général

FC : Accepteriez vous d’exposer dans la galerie 3D de l’association Coug’Art ?

JP : Oui, si j’arrive à comprendre sa mise en forme.

FC : Accepteriez vous de participez à un projet d’édition collectif de l’association Coug’Art ?

JP : Cela dépendra des termes de ce projet .

FC : Vous intéressez vous à d’autres disciplines numériques que la votre, si oui lesquelles en citant quelques artistes ?

JP : Oui mais uniquement en spectateur attentif

FC : Pensez vous que le numérique a contribuer à faire évoluer votre créativité ?

JP : Oui

FC : Considérez vous que le web peut devenir un support d’expression pour un artiste numérique ?

JP : Oui à condition d’avoir toujours un pied ancré dans la réalité.

FC : Considérez vous que le web peut permettre un meilleur accés à la culture, si oui pourquoi ?

JP : Oui avec moult réserves.Un supplément genre memento.Mais attention très rares sont les bonnes sources

FC : Considérez vous que l’évolution future des technologies numériques permettent une véritable révolution en matière de création artistique ?

JP : Tout dépendra du public (surtout français) qui pour le moment me semble assez fermé à ce genre d’évolution

FC : Considérez vous que le peintre numérique est, par nature, un artiste multimédia ?

JP : Non

FC : Quelles autres formes d’expression numérique expérimentez vous ou souhaiteriez vous expérimenter ?

JP : Aucune

FC : La peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?

JP : Oui

FC : La peinture numérique, la création artistique est elle un besoin pour vous, si oui pourquoi ?

JP : Elle est indispensable comme l’air que je respire.La création est une révolution permanente de la conscience.

FC : La peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?

JP : Oui

FC : Considérez vous bien gérez la diffusion de votre peinture numérique, si non pourquoi ?

JP : Non. Je n’ai aucune aptitude au commerce et donc suis incapable de me ….vendre

FC : La peinture numérique, en terme de production, est elle pour votre expérience une activité rentable, même en tant qu’activité d’appoint ?

JP : Même pas une activité d’appoint en termes sonnants et trébuchants.Normal ….l’art n’a pas de prix!

Découvrez l’artiste Jean POUMAREDE sur le web

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Interview de l’artiste armoricain Hominn Lebirec

Posté par Francois Colin le 12 octobre, 2007

Hominn LebirecFrançois COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
C’est quoi la peinture numérique? Tentons une modeste approche sémantique. Il y a un problème de vocabulaire qui peut-être nous vient de l’anglais. « PAINTING » en anglais signifie à la fois « peinture » et « tableau (de peintre) », et la « TOILE » telle qu’on l’entend en français peut se traduire par « Painting » ou « Canvas ». Les anglais parlent de « Digital Painting », donc de « Peinture Numérique », mais est-ce la technique, où l’objet toile? Il semble que chez eux les deux soient intimement liés. Du moins d’un point de vue de créateur, pas des acheteurs. Ce flou me perturbe un peu pour définir en langue française ce que peut être la peinture numérique. D’autant plus que la « peinture » se définit comme étant une matière colorante composée d’un pigment et d’un liant, utilisée pour recouvrir une surface, pour la protéger ou l’orner. Où est la peinture? Comme « moyen d’expression » peut-être? Nous pouvons l’accepter. La peinture est avant tout de la couleur, mais derrière la couleur se cache la texture. Où serait la sensualité de la texture tant affectionnée par les artistes peintres?

Donc à priori la « peinture numérique » désigne en français, une technique infographique dont le seul support est l’écran d’ordinateur. Cette technique utilisant des brosses, pinceaux et mediums numériques simulant les outils traditionnels de l’artiste peintre. Ceci est vrai tant que cette peinture numérique ne quitte pas l’écran de l’ordinateur. Il y a là débat; pour moi la peinture numérique est une simulation de la vraie peinture sans existence propre ni clairement définissable dès qu’elle quitte son support d’exécution. Si cette technique de représentation picturale quitte l’écran, je ne vois pas ce que cela peut être, sinon une infographie originale, ressemblant plus à une aquarelle qu’à une peinture. Les peintres du numérique ont un sérieux problème pour faire avaler la pilule de cette « peinture numérique » qui se voudrait équivalente aux tableaux des artistes peintres. Il y a une erreur quelque part. Mais où? Je n’ai pas la réponse.

La peinture numérique n’a aucune chance de rivaliser avec sa comparse authentique. Pourquoi? Parce qu’aucune imprimante n’imprime en huile, en acrylique ou en gouache. Faut-il inventer ou changer de vocabulaire pour désigner exactement ce nouvel art numérique? Ceci afin de ne pas la confondre avec la vraie peinture, je ne sais pas. Autrement, la peinture numérique risque de ne rester qu’une fausse peinture, une pâle imitation de sa rivale reconnue et admirée depuis des siècles.

Victor GRILLO, l’inventeur de la machine à peindre, pouvait lui, parler réellement de peinture numérique, parce que ses buses pilotées en direct (en LIVE, pour les anglophiles) par un programme spécial de dessin, crachaient de l’authentique peinture sur n’importe quel support. C’est le seul que je connaisse qui fasse réellement de la vraie peinture numérique au cours de performances très démonstratives.

Personnellement je ne sens pas du tout concerné par les termes de « Peinture Numérique », puisque mon art est totalement vectoriel, ou lavis, ou aquarelle, ou 3D. Je ne pratique pas la peinture, et ne suis absolument pas un artiste peintre (« a painter » en anglais), même si j’utilise Painter de Fractal Design. Par contre une impression d’encre à l’eau ou à solvant peut très bien, être acceptée en tant qu’aquarelle numérique ou lavis numérique sans aucune discussion. Ces techniques, tant sur ordinateur, que les reproductions sur toile ou papier, ont un résultat dans leurs médiums de restitution, comparable à ceux du traditionnel. La polémique n’a, à mon avis, pas lieu d’être.

FC : Qu’est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
A moi, rien du tout, puisque je ne fais pas de peintures numériques; tout juste à la limite une série « PAINT’URE », pour le fun et l’expérience. Je ne serai jamais un peintre du numérique. Mais c’est quoi un peintre du numérique, a digital painter? Un peintre qui fait un numéro sur le bout des doigts? Avec quoi? Du jet d’encre???

FC : Comment et à quel moment, avez vous abordé la peinture numérique?
J’ai abordé ce que vous appelez « peinture numérique » dans une série d’imitations, sans aucune prétention de peintre, intitulée « PAINT’URE » mais pas PEINTURE. J’ai toujours préféré le travail avec les encres, les lavis, les gravures, les pastels et la sculpture. J’ai donc produit une série de plus de 150 œuvres, de lavis numérique au format carré. Je me suis imposer un travail identique à un travail traditionnel sur un support papier humidifié, sans « control+Z ». Mis à part que mon papier PAINTER 4.0, était noir et vertical, et mon pinceau un crayon optique, placé en bas et à l’horizontal sur une tablette graphique (pas vraiment l’idéal). J’ai respecté la méthode traditionnelle pour passer la couleur. Tout cela pour répondre à la stupidité et à l’esprit étriqué de mes contemporains, qui affirmaient que c’était l’ordinateur qui créait tout à notre place. Mais c’était il y a 15 ans et ce n’était pas de la peinture numérique, mais des lavis numériques qui n’ont jamais été imprimés. Ils étaient destinés à rester sur écran dans une galerie interactive multimédia, une exposition virtuelle en cimaise sur Cd-rom intitulée « BOCAL EXPO ». Ces lavis seraient tout de même très beaux imprimés en encre à l’eau ou à solvant sur un papier à grains.

FC : Quelles sont vos sources d’inspiration et comment définiriez vous votre travail?
Mes sources d’inspirations me sont dictées, par des évidences de l’esprit et le souffle de l’Armorique liée à la terre, à la mer, à la roche, au ciel, aux animaux, aux plantes, à mes amis les arbres, à la beauté d’une intelligente innocence toujours en mouvement. C’est la spirale; pas le maelström, ni le tourbillon. L’esprit armoricain quoi !
Mon travail : c’est un sacré boulot! Un sacerdoce très mal rétribué. Mes œuvres : belles, intelligentes, subtiles; raffinées et brutes à la fois, adroites et maladroites, naïves et sagaces, simples et complexes, toutes empruntent de spiritualité, de sens cachés, de finesses invisibles, c’est le style hominnien par excellence, la secrète lumière, sans fausse modestie. Je suis désolé si j’aime ce que je fais, je n’ai rien d’un artiste morbide, triste et morose. Je ne fais que répéter ce que l’on m’a déjà dit des dizaines de fois, je finis par y croire et cela m’amuse beaucoup.
Produire un idéal de beauté dans un monde d’humains exécrables c’est le devoir des vrai(e)s artistes dont je fais partie. Eveiller les consciences à autre chose qu’au commerce du crime, aux mensonges, aux apparences et perversions trash pour citadins aliénés. Elever l’humanité non vers un dieu qui n’existe pas, mais vers l’acceptation de toutes les différences pacifiques. Ne jamais chercher à choquer pour se faire remarquer en étalant de puantes et affreuses défécations. C’est la naïveté qu’il faut ancrer dans son âme pour espérer faire évoluer l’espèce de sous-hommes qui dominent la planète de haut en bas. S’attaquer à une armée de bien pensants près à vous crucifier au 1er carrefour comme de vulgaires mécréants de l’église romaine (mais les autres ne valent guère mieux) est un devoir. Les gens devraient se tourner vers l’Art pour développer leur spiritualité. L’art est divin, il communie avec la Nature. Les productions urbaines sont trop souvent des couches de pollutions supplémentaires sans intérêt.

Je définis mon travail d’artiste comme une obligation à laquelle j’aimerai bien échapper. Je serai riche et sollicité par de belles courtisanes cultivées, ma vie serait facile si j’acceptai cette aveugle médiocrité d’égoïste et tous ces réseaux arrosés de cocktails fardés. Lorsque des forces invisibles attendent de vous que vous sauviez quelques trop rares esprits qui revendiquent honneur, fierté, honnêteté, intégrité, sincérité, bonheur, amour, harmonie et respect de tout le monde vivant, petit ou grand, visible et invisible; il faut aller jusqu’au bout de sa mission et contre l’immense majorité qui n’agit que par peur et empathie congénitale.
Etre artiste armoricain, c’est marcher sur le sentier des pommes bordé d’abysses, celui qui mène à Avallon; chuter c’est échouer; mourir c’est être pardonné; vivre c’est exulter. Etre tuer, c’est pour l’assassin, l’anathème sur 9 générations. La Nature est comme ça, elle garde la mémoire de chaque chose enrobée dans un oubli apparent, jusqu’à ce que la lumière revienne. L’artiste est un révélateur qui suscite un éveil, une connaissance. Ce n’est pas qu’une simple signature au bas du tableau, qui bien coté rapporte gros. La noblesse ouvrière du Barde ne cherche pas la rentabilité de ce système d’ignorants, devenu ahurissant de bêtises.

FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
J’expose en permanence dans le monde entier; sur Internet. On ne peut pas faire vitrine plus exposée et plus visible, lorsqu’on cherche bien. Le public est animal, suivant que vous êtes bien, il vous couvre d’éloges et de compliments, vous êtes un génie. Si êtes mal, il vous insulte et vous démolit sans aucune pitié, vous êtes un mauvais. Franchement ce que pense le public n’a pas beaucoup d’importance lorsqu’on ne veut être ni idolâtré, ni adulé, ni starisé; l’amour sincère d’une seule et unique femme me suffit. Si l’appréciation et la critique d’autres esprits intelligents et cultivés peuvent réconforter et encourager sur cette voie difficile et chaotique; il faut à un moment, ne compter que sur soi. Plus on vous hait plus vous devenez fort, plus l’on vous aime, plus on se ramollit. Vous savez pourquoi? Parce que l’humanité chérit trop le faux, le culte, la destruction; c’est l’injustice qui vous rend rebelle.

FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
Jamais ! Pour une raison simple : je n’obéis à personne et personne ne me commande. Automatiquement je dis que je ne sais pas le faire et cela ne m’intéresse pas. Je suis artiste auteur, poète et tankaède; pas artiste peintre. J’ai plus de 1000 œuvres déjà produites, me commander autre chose serait de la pure indécence et le signe d’un manque certain d’éducation. Que l’on commence par acheter ce que je fais.
Il n’y a que la musique, éventuellement que l’on pourrait me commander; et encore?… Certains compositeurs font de tellement belles œuvres, que dans ce domaine j’ai encore des complexes.

FC : Avez vous une exposition en cours ou à venir?
Oui à venir, mais je préfère ne pas en parler. En cours: « it’s a permanent Hominn’s show to www.hominn.fr »

FC : Quelles sont les artistes proches de votre univers artistique ?
Musha et le renouveau dit celtique, Vermeer et Georges de La Tour pour leur langage de la beauté et le clair obscur. Plus tous les artistes inconnus, à qui je rends hommage, ceux qui nous ont légué toutes les formes d’art non religieux et non étatique. Les deux plus grandes artistes que j’admire et qui m’émerveillent quotidiennement, sont Dame Nature et Madame la Mer. Tous les autres artistes font ce qu’ils peuvent, alors que ces deux là, font ce qu’elles doivent, et en plus c’est beau, grandiose, merveilleux et réellement fantastique. Et dire que l’on détruit leur ART de l’HARMONIE! C’est insupportable et idiot.

FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
« Fais autre chose ! » S’il sait déjà tout, ce qui semble fréquent parmi les amateurs de miroirs aux alouettes, pleins de morve au nez. Pour celui qui a la fibre en lui et qui sait écouter, mieux que des conseils insupportables, je peux lui enseigner le Tanka et lui dire de respirer, d’avoir un bassin mobile, pratiquer l’Art Equestre et les Arts Martiaux, de faire une tonne d’expérience par lui-même, loin des moules préfabriqués des écoles d’arts; de se planter souvent. C’est par l’erreur et la remise en question que l’on avance.

FC : Pensez vous que la peinture numérique soit suffisamment connue en tant que discipline artistique et sinon, pourquoi selon vous?
Connue, pas connue, peu importe, l’essentiel est de faire ce que l’on aime, ce qui nous met à l’aise et met en joie notre entourage; le reste suivra. Franchement je me fous de la discipline artistique. Déjà, rien que le mot « discipline » me hérisse le poil; mais mon kung fu du vecteur est excellent! Pour ce qui est de la peinture numérique ce n’est pas ma tasse de thé, je préfère le café.

FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
Ecriture, composition de musiques, dessins, correspondances, calculs, jeux et inter-nénettes bien sûr ! J’avais envie de dire, miroir, brosse à dents, salle de bains, wc, salon, garage, pinacothèque, bibliothèque, vidéothèque, sonothèque, raquette, basket, brouette et pirouette cacahouète…

[L'image illustrant ce billet est extraite de la page « Auteur » du site d'Hominn Lebirec]

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