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Le B2I® Ecole : Retour d’expérience [Dernière partie]

Posté par Francois Colin le 8 octobre, 2008

Je tenais à préciser que cette vidéo n’est pas représentative du B2I dont je m’occupe
mais a été envoyé par Syboule, il y 17 mois sans plus d’informations sur l’école, d’ailleurs.

Les TICE, acronyme à ne pas confondre avec le réseau de transport urbain bien connu des Essoniens ou le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, ont été initié en 1985 sur le plan politique par le fameux plan informatique pour Tous (rappelez vous les Thomson TO7) qui cherchait initialement, à résoudre la « fracture numérique ». Quelques dix années plus tard, les connections internet existent dans les écoles et les académies proposent leur site web et, par la suite, des espaces d’hébergement pour les établissements scolaires qui en dépendent. Les expériences multimédia ont existé bien avant dans l’enseignement et l’usage des TICE se sont développé grâce au corps enseignant.

Pour l’anecdote, j’ai constaté que les arts numériques, autre domaine qui me passionne, n’ont fait leur apparition dans l’éducation nationale (arts visuels ou plastiques) qu’il n’y a que quelques années, alors que ceux ci ont une histoire de prés de trente ans.

Pour revenir au B2I qui est né en 2000, celui ci, à l’instar des matriochkas, s’empilent avec d’autres outils et ressources dédiées; le didacticiel, le e-learning (l’apprentissage en ligne) souvent matérialisé par l’implantation d’un ENT (espace numérique de travail): portail en ligne ouvert à tout la communauté scolaire pour échanger, administrer et éduquer, le cahier de texte électronique peut en faire partie, et enfin les TBI (tableau blanc interactif).

Historiquement, il ne faut pas perdre de vue que c’était souvent les lycées qui étaient équipés en premier, ensuite les collèges et les écoles. Les enseignants et les élèves ont été formés dans le sens inverse de la continuité scolaire, le B2I a donc obligé a remettre à plat cette état de fait en impliquant une cohérence d’évolution pour l’éléve. La qualité du B2I École est souvent proportionnée à la motivation des enseignants, pour tout dire de l’intérêt qu’ils portent aux TICE, et de la coordination avec l’intervenant, le cas échéant.

En ce qui me concerne pour le B2I École, je gère le cycle 3, à savoir les classes de CE2 jusqu’à CM2. Le cycle 2 (CP-CE1) est souvent géré par des parents d’élèves que je ne rencontre pas toujours et qui ne gèrent pas systématiquement la feuille de position B2I (papier ou numérique), alors que celle ci est sensé suivre l’élève dans sa scolarité. Mais tout ceci va se mettre en place au fur et à mesure. Tous les enseignants ne sont pas sensibilisés aux Technologies de l’information et de la Communication pour l’enseignement et, ils existent, à ce titre, de mon point de vue quatre types d’enseignants (quelque soit leur âge, d’ailleurs) :

- L’initié-motivé ouvert aux TICE
- Le non-initié mais motivé et souvent plus créatif que le premier
- Le non-initié, non-motivé (ils considèrent le B2I comme « quelque chose en plus » et accessoire)
- L’initié à une « certaine forme de gestion du B2I » et « relativement » motivé (cas particulier découvert cette année en école et par observation en collège ; il confond « Word » et la notion de traitement de texte, « internet explorer » et la notion de navigateur, il considère la maitrise du clavier comme une priorité mais omet les règles typographiques liés à un texte dactylographié, il ne jure que que par le logiciel capB2I, il est difficile, voire impossible de parler avec lui, des applications bureautiques web 2.0 du type Zoho et la notion de partage web, lui est étrangère … (et là, c’est très, très dur))

La particularité de ce dernier cas, que je ne critique pas mais que j’observe, est du, à mon avis, à un manque de culture numérique. En ce qui me concerne, ma culture numérique est la suivante : Cela va faire maintenant 3 ans que je blogue et, par voie de conséquence, que je m’intéresse au web 2.0, et si l’on s’en tient à la maintenance de site, cela va faire bientôt 8 ans. Plus de 10 ans, que je pratique et m’intéresse aux arts numériques. En ce qui concerne l’informatique, à proprement parlé, cela va faire plus de 20 ans que je manipule un ordinateur ; ZX81 (ça ne rajeuniras personne), Amstrad cpc 464, Macintosh SE, Macintosh LC puis gamme PC, par la suite pour des raisons économiques. Tout cela dit pour souligner que j’ai connu l’informatique au travers de l’évolution de son matériel et internet en France, dans les limbes des années 90.

Tout cela pour dire que j’étais prédisposé à transmettre mes connaissances. A tel point, qu’on m’a même proposé de gérer le B2I, dans les premières années de sa mise en place, dans le cadre d’activités péri-scolaires, ce qui est quand même, énorme. Au fil du temps (6 mois), j’avais compris l’esprit du B2I, à savoir, notamment et surtout, que les élèves, eux-mêmes, pouvaient indiquer leurs compétences à valider.

D’ailleurs, les travaux d’élèves dont je m’occupent apparaissent dans le blog que j’ai créé, à mon initiative personnelle, initialement prévu pour les activités péri-scolaires ou sous forme de fiche B2I (la plupart ayant une connexion internet), pour se remémorer ce qui a été abordé dans la séance.

Comme je l’avais indiqué dans des billets précédents, outre les difficultés de coordination de projets et la gestion des personnes, il peut exister dans certains cas des manques de moyens techniques ou financiers, mais cela est une autre affaire. Tout cela pour dire que la mise en place et la gestion du B2I dans une école n’est pas un long fleuve tranquille. D’autant que dans l’idéal et pour être vraiment en cohérence avec l’esprit de ce Brevet, il faudrait que chaque classe dispose d’un parc informatique et gère, à l’occasion, les items dans le cadre du programme pédagogique de la classe. Nous sommes loin de cela, puisque, par soucis d’efficacité, les ordinateurs sont souvent centralisés dans une salle multimédia ou une classe pupitre dont l’occupation est planifiée.

Pour finir et pour rester constructif dans cette troisième et dernière partie de mon billet consacré au B2I, je vais partager avec vous quelques ressources souvent libres ou gratuites qui permettent de mieux appréhender le B2I et que j’utilise pour la plupart.

Test en ligne B2I que je trouve bien fait, même si je ne les utilise pas [1]
- QCM B2I (académie de Lyon)
- TestB2I (académie de Créteil)

Gestion des feuilles de position :
- Cap B2I (logiciel de test et de gestion du B2i créé par Marc Bizet, prof de maths)
- GIBII (moteur PHP crée par l’académie de Bordeaux qui a largement ma préférence, je cite ici celui formaté pour l’académie de Lille)

Utilitaires pour les démonstration écran :
- Italc (logiciel d’e-learning)
- Pointofix (utilitaire pour la démonstration écran)

Utilitaires pour la gestion du parc informatique et le réseau :
- Lantool (gestion du réseau)
- GLPI + OCS NG Inventory (logiciels libres pour la gestion du parc informatique très complet)

Podcast :

** Screencast (mode d’emploi ou cours en vidéo) :
- Camstudio
- Camstasia 3 (version qui fut, un temps, gratuite qui a largement ma préférence)
- Jing

- Freescreencast

- Screentoaster

** Audio :

- Audacity (pour la prise de son)

- Dewplayer.swf (lecteur audio à embarquer sur son site)

Utilitaires ENT (sans oublier que les écoles disposent souvent d’un CMS qui peut rapidement proposer un espace ENT et c’est d’ailleurs meilleur pour le référencement) :
- Claroline (*)
- Prométhée

- Ellg (plutôt réseau social du type Facebook mais tout à fait approprié à un usage TICE)

- Tester en ligne les CMS et autres Wiki avant de les installer

TBI (Tableau Blanc Interactif)
- Prométhéan (*)
- Ebeam (solution pour vidéo projecteur)
- TNWii (Tableau Numérique, sur la base de vidéo projecteur et à base de Wiimote)

Ressources pédagogiques en ligne (il existent, par ailleurs, de nombreuses fiches B2I triées par classe et partagées par les différentes académies)
- Primtice
- PrTice.info
- Nétia59TICE
… etc

Veille pédagogique
- Netvibes
- Igoogle
- Google Reader
… etc

(*) découvert lors de ma participation aux Rewics 2007, en tant qu’orateur sur « la culture en réseau »

[1] C’est par choix que je n’utilise pas les testB2I en ligne ou les logiciels gratuits, parce que comme je l’avais indiqué dans un précédent billet, cela à par trop tendance à mettre l’élève en condition de test sans le mettre en condition d’acteur-producteur. Bien qu’ils puissent être utiles pour valider les items des domaines 2 et 5, par exemple, c’est un peu comme si on voulait attribuer le permis de conduire (attestation) en se contentant de faire passer le code de la route.

Je pense avoir fait le tour. Enseigner sa passion à des enfants reste, malgré la gestion de la discipline, dans certains cas, une expérience tout à fait motivante et enrichissante. La conversation à ce propos reste ouverte et les échanges de ressources sont les bienvenues.

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Le B2I ® école : retour d’expérience [partie 2]

Posté par Francois Colin le 4 octobre, 2008

bandeau B2I

Les EPN

« Les TICE sont un facteur d’égalité et de justice sociale. La vocation première de l’école publique est de donner à tous la même chance de réussite et si possible de donner davantage de moyens à ceux qui en ont le moins, dans les écoles rurales ou les zones d’éducation prioritaire », a estimé le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, lors de la signature, le 2 octobre, à Raismes (59) d’une convention entre le ministère de l’Education nationale et la Caisse des Dépôts (CDC) pour le déploiement de 400 cyber-bases supplémentaires dans les écoles primaires d’ici 2013. (texte complet : http://www.localtis.info/)

Ces Espaces Publics Numérique (EPN) verront donc le jour dans leur totalité d’ici 2013,  en priorité dans les zones rurales ou “sinistrées”, même si ont peut déplorer leur déploiement sur une longue durée (qui reste malgré tout du court terme), l’impulsion a le mérite d’exister. D’autant qu’elle se rajoute à d’autres annonces favorisant l’usage des TICE, comme le cahier de texte numérique, par exemple.

Les TICE

Le ministre avait d’ailleurs rappellé les quatre objectifs majeurs de l’usage des TICE à l’école : « Si la plupart des élèves découvrent aujourd’hui l’ordinateur et l’internet dans le cadre familial, l’école ne saurait pour autant se désintéresser des nouvelles technologies. En effet, elle se doit de transmettre aux élèves les instruments d’analyse et les réflexes nécessaires à un bon usage des technologies de l’information et de la communication. Dans la mesure où nos enfants sont confrontés de plus en plus jeunes à ces nouvelles technologies, il est nécessaire que cette « éducation numérique » puisse être engagée dès l’école primaire sous l’égide d’enseignants compétents, c’est-à-dire formés aux TICE. » (texte complet : http://www.education.gouv.fr)

Les ENT

L’accent avait été mis également sur les ENT. « Le déploiement d’espaces numériques de travail, engagé par les académies en partenariat avec les collectivités territoriales, permettra d’assurer un accès ergonomique et performant aux outils et aux services adaptés aux besoins des différentes catégories d’utilisateurs (élèves, enseignants, administration, parents). » (texte complet : http://www.education.gouv.fr)

Pourquoi ça coince ?

De nombreuses orientations politiques, comme on peut le constater, existent, les moyens, notamment par le biais des collectivité territoriales, de l’Etat et dans une certaine mesure, des collectivités locales, les compétences et les motivations existent dans le corps enseignant et les intervenants extérieurs ne manquent pas. Et pourtant; « C’est le paradoxe de la France : bien que plutôt bien équipée, la France s’avère très peu utilisatrice des TICE. » (source : dossier de rapport de stage de Ludovic Peugeot, étudiant à l’Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées que je vous invite à lire sur Café Pédagogique).

Les TICE ne sont que des outils qui servent à optimiser l’administration, la gestion, la coordination et l’enseignement dans un établissement scolaire, bref à rendre plus opérationnel un établissement scolaire et à renforcer le lien avec la communauté scolaire, élèves et parents d’élèves notamment. Il existe de nombreuses ressources, souvent libres ou gratuites pour développer efficacement ses outils mais cela est souvent freiné par un manque de motivation (Qui se sent vraiment concerné en dehors de l’initiateur du projet ?, faut il prévoir une formation des enseignants ? (physique ou par tutoriaux et screencasts et quand la programmer ?), par manque de temps (définition écrite du projet et validation souvent lourde, gestion annexe et communication), de coordination efficace ou de communication et de suivi.

J’hésite à installer pour toutes ses raisons des moteurs PHP dont je parlerais ultérieurement, sur le réseau de l’école. Pour les neuf classes primaires que j’encadre, je n’échange efficacement qu’avec un seul instituteur. Je ne connais que de vu, certains animateurs du cycle 2 (CP-CE1) si tant est que je les ai déjà vu. Il n’existe pas de réunion de coordination, d’échange, de montage de projet et encore moins de bilan. Bref, je me sens un peu seul. Certes, le directeur m’accorde toute sa confiance, mais je me demande aussi si ce n’est pas une manière de se défausser et d’encourager d’éventuelles initiatives que j’hésite à prendre, pour des raisons pragmatiques, parce qu’elles le seraient en dehors de mon temps de travail. Parce que oui, gérer les TICE, c’est du temps et donc de l’argent. A moins de faire don de son corps à L’Education Nationale pour ce fameux « plus beau métier du monde ».

Potentiellement, nous avons donc le lieu : EPN, l’outil : ENT et le mobil : B2I. Les TICE sont un vaste champ d’entreprises qui bouleverse fortement la manière d’enseigner. L’usage des TICE sont pourtant enseigné dans les IUFM, donc en amont, mais quid de la formation continue. A ce titre, le Brevet Informatique et Internet, n’est qu’une partie d’un ENT qui est plus global.

Le B2I

Fort de mon expérience dans l’encadrement du B2I, j’avais réfléchi à la meilleure manière de l’aborder et donc de l’encadrer. Comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je collais à l’esprit du B2I, sans le savoir. Pour moi, l’objectif du B2I Ecole est qu’à la sortie du CM2, tout élève doit logiquement posséder son attestation de compétences et soit autonome vis à vis d’un environnement informatique et ai développé un esprit critique et responsable vis à vis des TIC. L’élève doit manipuler et travailler dans un esprit de production de document voire de partage, notamment en se rattachant au contenu du programme scolaire. Cette fameuse transversalité, je l’avais proposé au directeur et j’en ai parlé aux enseignants qui, pour la plupart, ont bien reçu cette idée, pour le B2I de l’année 2008-2009. J’ai appris par la suite que cette notion de transversalité était souligné dans le numéro Hors-série du BO de juin.

L’usage de la feuille de position permet de gérer de manière personnalisée les compétences durables des élèves et ceux ci peuvent demander la validation d’une compétence. Je l’utilise donc depuis cette année, il en existe même une pour les maternelles. Les 5 domaines s’étalent durant toute la scolarité et met l’élève en « condition réelle » de manipulation, c’est la raison pour laquelle je n’utile pas le logiciel CapB2i (dont le contenu ne me semble pas en accord avec l’esprit du B2I et le testB2i en ligne (pourtant fort bien fait et qui « collent » vraiment aux items à évaluer) mais qui tendent à mettre l’élève en « condition d’examen » et ce n’est pas le meilleur moyen de transmettre des connaissances, c’est, pour moi,  montrer, démontrer, appliquer, répéter.

Les élèves

Je confirme que les élèves d’école primaire ne sont pas plus douées que leurs aines, comme la justement indiqué Eric Delcroix. Pourquoi : Certes, ils naissent dans un univers où le matériel numérique est plus performant; je ne parle pas simplement d’ordinateurs mais aussi de téléphone portable ou d’autres supports numériques communicants, comme certaines consoles de jeu par exemple, qui n’existaient pas à mon époque. Certes, il peuvent lire et maitriser le mode d’emploi d’un APN, d’un téléphone mobile, d’un ordinateur portable, et expliquer tout ça à leur mémé. Bon, et après ? Ils ne maitrisent pas l’environnement informatique et la raison pour laquelle ils utilisent certaines fonctions, il ne perçoivent pas les « risques » et peu ont de « raisonnement  » numérique. Ils sont à un âge (y compris au collège) où ils vivent dans l’immédiateté et ne se projettent pas dans la durée.

« Quel logiciel doit on utiliser pour naviguer sur internet ? : Avec Google, monsieur !! »
« Comment puis je effectuer une recherche sur mon disque dur ? : Allez sur internet, monsieur !! »

Je vous laisse faire une pause et comme je me suis pris au jeu de la rédaction sur un sujet qui me passionne, je vous livrerez une troisième partie, dans quelques temps. Bien évidemment, la conversation est ouverte par les commentaires, que vous soyez parent d’élève, animateur TICE, enseignant …

Compléments de lecture :

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Le B2I® Ecole : retour d’experience [partie 1]

Posté par Francois Colin le 1 octobre, 2008

J’avais depuis quelques temps l’envie de traiter du B2I sur ce blog puisqu’il s’agit aussi d’une activité de mon association et pour être honnête, c’est la lecture de nombreux articles du blog d’Eric Delcroix (Ed-Production) qui m’a amené à franchir le pas.

En tant qu’infographiste, je proposais en 2001 des interventions périscolaires de peinture numérique dans une école, puisque j’étais sur place, la directrice d’alors me propose d’encadrer également le B2I (Brevet Informatique et internet créé en 2000 et marque déposée) pour les CM2, en 2002-2003. J’en connaissais le contenu parce que je suis curieux des contenus pédagogiques liés à l’informatique et je n’avais pas manquer d’en faire le rapprochement avec TimP@ss (pourtant destiné aux adultes) qui était proposé dans une autre structure (une maison de quartiers) pour laquelle j’intervenais aussi auprès d’enfants d’âge de l’école primaire dans le cadre d’activités extra-scolaires de création numérique.

Le planning est établi et je dispose des documents et autres supports pédagogiques directement transmis par l’inspection académique. Pour la petite information, les sessions hebdomadaires se sont effectuées à l’arrachée pour faire tenir tout le contenu dans le planning, ce qui ne permet pas vraiment un suivi personnalisé d’autant que le parc informatique limité m’obligeais à placer plusieurs élèves sur un même poste. Il ne faut pas oublier que “l’imposition” du B2I date de cette époque et que sa mise en place effective restait à la discrétion du chef d’établissement. Dès lors qu’il ne disposait pas de parc informatique, la question ne se posait même pas. Pour les autres, la plupart du temps, 5 postes se battaient en duel.

Etant d’un naturel respectueux du règlement, je pense avoir distribué honnêtement le B2I, malgré les conditions de travail assez épiques, dans certains cas. Mes activités péri-scolaires se poursuivent mais l’encadrement du B2I ne se poursuit pas suite à de fumeuses raisons de changement de directeur et de budget restreint. Les années se passent et je poursuis d’autres activités, en plus des écoliers, auprès des collégiens des classes relais et segpa, cette fois.

Je fais connaître à un autre directeur d’établissement (école) ma capacité à encadrer le B2I, lui ayant fait preuve de ma pédagogie dans d’autres activités liés à l’informatique et à internet. Suite à la défection de jeunes animateurs TICE consécutifs, il me propose d’encadrer cette activité en 2007-2008, à l’arraché, une nouvelle fois, puisque je récupère les classes dans une période proche du troisième trimestre sans connaitre par avance les acquis véritables des élèves et les “méthodes” de travail précédemment utilisées.

La classe multimédia est plus vaste : 15 postes en réseau + 1 poste maître, routeur DSL, scanner, imprimante jet d’encre et laser, vidéo-projecteur et écran mural dont la maintenance est assurée par une SSII. L’espace de travail est plus confortable, certes, mais ce n’est pas une classe pupitre avec une trentaine de postes, serveur kwartz, logiciel d’e-learning Net Support school, filtrage IP, partition de travail pour les élèves … Bon j’ai tout de même installé Lan Tool (gratuit pour la gestion des postes du réseau (1)) et Italc (logiciel d’e-learning, libre mais un peu moins complet que Net support school).

Ce préambule pour souligner que la mise en place du B2I est souvent assez folklorique, sans compter la gestion des problèmes techniques (sinon, ça serait moins drôle), des problèmes budgétaires éventuels, des “bugs” dans la communication entre la direction et l’équipe enseignante, des “bugs” dans les plannings (séance reportée ou annulée sans préavis) avec la nécessité de s’en tenir au contenu et au volume de connaissances à transmettre. Tout cela restant, bien évidemment, invisible aux yeux des parents d’élèves.

Ma première impression, il y a 6 ans, en mettant en œuvre le B2I est que l’accord cadre passé entre Microsoft et le ministère de l’Education Nationale (renouvelé par tacite reconduction et toujours d’actualité) prenait tout son sens ici aussi puisque finalement les élèves travaillait sur PC équipé de l’OS Windows (il faut souvent attendre le collège pour qu’il découvre un double boot avec Linux (Ubuntu)), utilisent pour la bureautique; la suite Microsoft, pour la navigation et la communication ; IE, outlook, voire MSN (que je ne présente pas personnellement dans le cadre du B2I, mais qui est utilisé par une bonne part des élèves). La tendance, en ce qui concerne le logiciel libre, a changé aujourd’hui et c’est même devenu une politique d’équipement, mais à l’époque, oser parler d’open office à un responsable TIC de l’éducation Nationale risquait de vous envoyer au bucher sur la place publique.

Ce Brevet Informatique et Internet, Ecole (niveau 1) se présente sous forme de 22 items que les élèves doivent toutes avoir obtenues (avec une tolérance de 18/22) pour recevoir son attestation. Celles ci sont réparties dans les domaines suivants :

1. S’approprier un environnement informatique de travail
2. Adopter une attitude responsable
3. Créer, produire, traiter, exploiter des données
4. S’informer, se documenter
5. Communiquer, échanger

A noter que le B2I se poursuit au collège où depuis cette année il fait partie intégrante du brevet des collèges et ensuite au lycée. Sans rentrer dans le détails des items (pour cela je vous invite à lire la feuille de position B2I Ecole), l’approche des domaines 2 et 5 posent divers problèmes.

Techniques pour le 5, puisqu’il s’agit ici de faire manipuler à l’élève un client de messagerie, si possible en conditions réelles, ce qui sous-entend que les élèves doivent posséder un email propre à l’établissement ou créé pour l’occasion et surtout un interlocuteur avec qui échanger (une autre classe, par exemple). La création d’email personnelle, le paramétrage des comptes et le partenariat à élaborer doit se faire en dehors des séances d’activités, ce qui rend le tout assez difficile à mettre en œuvre.

Le 2 est une approche avec les élèves de la notion du droit d’auteur, de la sécurité numérique, de la confiance qu’on peut accorder aux infos du web et notamment pour un usage scolaire et la connaissance de la charte informatique de l’école, bref des notions qui ne sont pas réellement quantifiables et délicates à transmettre surtout concernant le droit d’auteur. Comme nul n’est sensé ignorer la loi, il faut leur faire connaître la charte informatique qui n’existe pas toujours dans l’établissement, j’ai d’ailleurs du télécharger la charte-type proposée par l’éducation nationale; 13 pages assez confuses et difficiles à faire assimiler aux élèves. D’ailleurs Eric Delcroix n’a pas compris pourquoi il devait la signer (2).

Je vous laisse faire une pause et vous livrerez la deuxième partie de ce billet dans quelques temps.

(1) Je fournis le lien direct de Toocharger.com, la home page de l’éditeur n’étant plus accessible.

(2) Lire le billet : Pourquoi je n’ai pas mis ma fille dans la classe pupitre ?

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Rencontres BD à Bruay-sur-Escaut

Posté par Francois Colin le 9 décembre, 2007

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Une soirée libre pour les logiciels

Posté par Francois Colin le 12 octobre, 2007

ubuntu-logoJe suis allé hier soir à une réunion d’information de Val Libre (Club Linux de Saint Saulve, pour la promotion des logiciels libres) afin de découvrir ce système d’exploitation libre, notamment au travers de sa version 7.4 d’Ubuntu. Le club a, par ailleurs, participé, en collaboration avec l’association pour la restauration de la Basilique du Saint Cordon, au développement d’un portail, sous Guppy, pour promouvoir la souscription en vue de restaurer cette édifice religieux, élément incontournable du patrimoine valenciennois. Il est à noter, qu’à titre exceptionnel, ce portail a été hébergé sur les serveurs de la ville de Valenciennes.

Ubuntu est système d’exploitation de plus en plus plébiscité, à tel point que le constructeur Dell propose des offres avec Linux, quoiqu’elles semblent plus chères en Europe qu’aux Etats-Unis, un comble. Cette initiative est suivi de celle de Lenovo, le constructeur qui produit la gamme de PC portables Thinkpad. Il n’est pas rare, d’ailleurs, de voir maintenant, Ubuntu sur certains parcs informatiques de Collège ou de cyberbase.

La soirée a été conviviale, chaleureuse et passionnée. Je suis reparti avec mon Cd d’installation qui me permet de choisir le multiboot entre Windows et Ubuntu. Mais n’étant pas Linuxien dans l’âme, n’ayant pas la philosophie du « libre » et pratiquant Windows depuis plus de 10 ans, je ne pense pas reformater définitivement mon disque pour n’utiliser que ce système d’exploitation libre.

Trop encré à mes habitudes, j’ai peur de perdre le contrôle de mon environnement numérique, notamment composé de mes applications fétiches et du fonctionnement de drivers de périphériques. Je l’installerais, dans un premier temps, par pur curiosité, curieux de découvrir un nouvel environnement, dont le graphisme, pour son bureau « Gnome », n’est pas sans rappeler le MacOSX ou le récent Vista.

Pour le peuple d’Afrique du Sud, la culture et la spiritualité de l’Ubuntu, expression qui signifie, en xhosa et en zoulou: “les gens sont des gens grâce aux autres gens”, se manifeste par l’hospitalité, la compassion, par un désir d’aider les autres, et par la tolérance. Mieux encore, c’est l’Ubuntu qui garde ouvertes les portes, qui est accueillante envers chacun, qui favorise l’inclusion.
Il est aussi amusant de constater qu’au moment où Microsoft propose de « downgrader » son Vista pour revenir à XP, la communauté Linux propose une nouvelle distribution GNU/Linux, appelée Vixta.
Et vous, pensez vous tentez l’expérience de Linux ?

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