Blog de l’association Cougart

Peinture numérique, multimédia, artistes, créateurs, logiciels et technologies

Interview sur le Net Art

Publié par Francois Colin sur 3 avril, 2008

J’avais précédemment été interviewé par Anne -Cécile Meurisse, étudiante en Master 2 IDEMM à Lille 3, dans le cadre du Congrès Lille Net 2007, sur les mondes virtuels. Cette fois, c’est Julie Berthelon, étudiante en master 2 « art, technologies et industries de la communication et médiation culturelle » qui m’a interrogé sur le Net Art.

1) Pensez vous qu’il faille conserver les œuvres du net art ?

Il me semble que la question se pose trop tôt, dans la mesure où la problématique actuelle des musées est la numérisation de leur fonds « traditionnel » et la promotion de leurs activités culturelles par le biais du web. Attendons la reconnaissance par le monde de l’art du Net Art en tant que nouvelle forme d’expression artistique ou pour le moins créative.

2) Est-il réellement possible de conserver des œuvres dites « évolutives » ?

D’un point de vue technique oui, mais cela sous-entend que le Net Art n’est voué qu’à être « exposé » en musée. Et c’est, à mon sens, ce point qui engendrera des questionnements comme cela a pu être le cas avec certaines œuvres conceptuelles. C’est à dire l’identité actuelle d’une œuvre d’art dans notre société et finalement son sens.
3) Pensez vous que « l’approche des médias variables » développée par Jon Ippolito(variablemedia.net) soit l’une des solutions de conservation appropriée pour le net art ?
Jocker. Je ne connais ni ce monsieur, ni l’approche qu’il a développé.
4) Comment voyez-vous l’évolution de la monstration institutionnelle (musées, galeries, expositions), par rapport à la monstration sur Internet ?
D’un point de vue d’une sensibilisation culturelle et d’une diffusion des œuvres, les institutions culturelles « physiques » conserveront leurs forces et leur atouts, car il est clair que le web ne permet pas de « démocratiser » l’art, contrairement à ce qu’on a pu penser, il y a quelques années.5) Pensez vous qu’il y ait un rapport de force, une lutte des pouvoirs dans les institutions ?Je serais bref : oui. Y compris entre artistes et leur rapport avec les institutions, même dans le domaine numérique. Il suffit de voir la polémique engendrée par la récente pétition des acteurs du numérique. Cela a exacerbé les rancœurs liées au mode d’approche, de création et de financement. en bref la position de l’artiste et de son travail dans le fonctionnement de notre société.

6) Pensez vous que le manque de financement du net art, le rejet des institutions, soit dû à sa remise en cause de la vulgate esthétique ?

Je pense effectivement qu’une partie des institutions culturelles (Il ne faut pas perdre de vue qu’elles ont une « mission » à remplir auprès de « leur » public habituel) n’a pas intégré l’art numérique à cause de sa remise en cause de cette vulgate esthétique, bien que la peinture numérique, par exemple, n’en est que son prolongement technologique. Maintenant pour ce qui est de l’aspect du financement du net art, tout en faisant un effort d’abstraction concernant la situation actuelle de désengagement de l’État, voire du démantèlement du Ministère de la Culture, je pense que si les artistes ne travaillent que pour les institutions, la création artistique est amené à s’éteindre, car elle n’aura plus de sens.

7) Pensez vous que le net art soit un analyseur et que nous assistions à l’amorce de la mise en place d’un nouveau système de l’art ?

D’un point de vue créatif, aujourd’hui, je vous réponds non, mais le temps me contredira peut être. Maintenant d’un point de vue de la diffusion, l’édition et la commercialisation, oui. Mais il y a encore beaucoup à faire.

8] Qu’est-ce que qui tient lieu d’œuvre dans l’art numérique selon vous? (le programme, les actualisations, le réseau lui même….) ?

Vaste question tant il difficile de définir avec précision les contours de l’art numérique tant les disciplines artistiques qui tendent à s’y rattacher sont multiples et polyvalentes. Si nous parlons précisément du Net Art, ce qui me semble être le cas, différents éléments interviennent dans la « notion » d’œuvre : le concept initial défini par l’artiste, le contenu d’une commande, le cas échéant, bien sur et toutes les évolutions de celle ci mais immanquablement les outils propres aux réseau : vidéos, scripts, programmation interactive … etc. A ce titre, le net Art, si il perdure, évoluera avec les développements technologiques. Mais alors que dire d’une œuvre qui évolue au gré des internautes, des spectateurs ou d’un collectif d’artistes ?

Publié dans Paroles d'Artistes | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Photoshop Express … Enfin !

Publié par Francois Colin sur 2 avril, 2008

Le service web-based d’Adobe est enfin en ligne depuis quelques jours. J’ai pu le tester et il se comporte un peu comme le site Slashup (anciennement Fauxto), il vous faut créer un compte gratuit pour accéder à l’interface qui vous permet de télécharger, retoucher et partager vos images. Vous disposer automatiquement d’une galerie sur le site Photoshop.com, mais vous pouvez également vous logger à vos albums Picasa, Photobucket ou Facebook.
Bon de là à dire qu’on dispose de photoshop en ligne serait exagéré, puisque vous ne disposez que de 6 fonctions basiques (recadrage, saturation …), de 6 fonctions de personnalisations et de 6 effets, mais pas d’outils de création ni de calques, contrairement à Slashup. Pour autant le téléchargement d’une image de 7M de pixels est relativement rapide ainsi que l’application des effets pour une exportation en JPEG. A noter qu’on peut toujours revenir en arrière, que vous pouvez travailler en plein écran et que le site est sécurisé.
Pour la petite histoire, la photo que j’ai utilisé pour tester le service a été prise le 25 mars dans le Nord.

Publié dans services web-based | Taggé: , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Citron pressé

Publié par Francois Colin sur 21 février, 2008

Je viens de recevoir de l’équipe de Citronet qui hébergeait depuis quelques temps le blog de l’association sur la base du moteur de blog wordpress, le mail suivant :

«

Bonjour,

après bientôt un an d'existence, Citronet va fermer ses portes.

Pourquoi?
Le manque de temps en premier lieu... ajoutez à cela le coût du serveur,
le manque de respect de certaines personnes vis a vis d'un service gratuit...
et vous obtenez ce résultat  :) .

Merci de nous avoir fait confiance, et merci également à ceux qui nous
ont permit de progresser.

Bonne continuation a tous, le service prendra fin à la fin de ce mois-ci.

Cordialement, L'équipe Citronet.
»

Ce qui est bien navrant, alors que j’assurais, sur ce blog, la promotion des logiciels libres (un peu), des logiciels gratuits et des services en ligne (beaucoup), de constater que des services qui évoluaient sur la bonne volonté et en dehors d’un modèle économique finissent par disparaître à cause aussi de la malhonnêteté de certains.

Je viens d’exporter ma base de données et les fichiers du blog sur le service wordpress au cas où … On ne change pas une équipe qui gagne.

Restez connectés.

Publié dans Note de service | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Les acteurs des arts numériques s’organisent

Publié par Francois Colin sur 18 février, 2008

Je viens de découvrir l’info sur fluctuat.net :

« Diffuseurs, programmateurs de festivals et artistes en France se sont organisées en une fédération nationale, après l’annonce de la suspension des crédits alloués par le ministère de la Culture (DRAC) à l’art numérique. Ils proposent une série d’actions de concertation, comme une pétition. Aujourd’hui même avait lieu à Montreuil une journée de rassemblement et l’élection du Conseil d’administration.»

« [La diminution drastique des financements engendrent, selon la Fédération des acteurs
de la culture multimédia
des] conséquences immédiates et concrètes [qui] sont :

• précarisation extrême de l’économie des structures ;
• suppression de postes ;
• remise en cause de l’accueil d’artistes et de la diffusion des œuvres ;
• remise en cause des actions culturelles et éducatives en direction du grand public, de l’accueil des scolaires ;
• fermeture de lieux de médiation et de création sur les territoires et à destination des populations ;
• mise en péril d’une réalité de l’aménagement culturel du territoire et de la circulation des compétences dans les réseaux. »

Cette info fait écho étrangement à mon précèdent billet.

A noter sur Fluctuat.net, deux autres articles :

L’art numérique français mort-né

L’art numérique français mort-né (suite)

L’article de Libération [Ecrans] :

Culture multimédia : subventions en berne

et le communiqué-pétition :

Fédération nationale des acteurs de la culture multimédia

A ce propos, je vous invite également à lire le commentaire du cybersculpteur Christian Lavigne sur le site

Par ailleurs, même si, selon Wikipédia, la peinture numérique fait partie de l’art numérique, ce qui pour moi reste discutable, je n’en ai pas trouvé trace sur le site de la fédération.

N’hésitez pas à réagir par vos commentaires, à ces informations.

Publié dans Création numérique | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Commentaire »

La peinture numérique est elle soluble dans l’art actuel ?

Publié par Francois Colin sur 13 février, 2008

Voici encore le « marronnier » pessimiste de tout blog qui traite de la peinture numérique. Après avoir interviewé de nombreux(ses) peintres numériques, discuté avec certain(e)s par courriel ou en exposition, le constat est, pour tous(tes), le même ; la peinture numérique manque de reconnaissance dans le monde de l’art. Par monde de l’art, je parle, bien évidemment des pairs, des galéristes et des institutions culturelles.

Force est de constater, que la peinture numérique en exposition ne correspond pas à une attente de la part des pouvoirs publics qui l’a considère toujours comme une discipline « thématique ». J’en veux pour preuve l’accueil mitigé pour l’organisation par l’association d’une exposition collective, regroupant de nombreux artistes nationaux, alors que les démarches individuelles sont productives.Bien que la peinture numérique soit un art exercé depuis de nombreuses années, elle n’atteindra jamais un niveau de maturité et de notoriété comme l’art numérique avec ces installations vidéos et interactives parce qu’elle n’apporte rien d’innovant d’un point de vue technologique et de la fabrication d’une œuvre.Elle reste associée, quoiqu’on en dise à la peinture traditionnelle, et ne peut, de ce point de vue, qu’être balayée par l’omniprésente de l’art conceptuel et contemporain qui est la seule vision de la production artistique actuelle.Les peintres numériques ne sont que rarement « cotés » et il n’existe pas véritablement de marché de la peinture numérique, voire de réseaux spécifiques de diffusion. On ne peut affirmer que les institutions régionales soutiennent activement cette production. Les quelques lieux d’exposition, les quelques salons finissent par disparaître, faute de rentabilité ; par manque de visiteurs, d’acheteurs, et donc d’investisseurs ou se transforment, par soucis d’économie, en des « projections-écran» sans intérêt.Au delà de la problématique de la définition de la peinture numérique, cette technique s’exclue, de fait, de l’art numérique qui présente une nouvelle manière de créer et d’appréhender l’œuvre d’art. L’ambiguïté peut être entretenue par les artistes eux même. Il y a un travail d’éducation à la technique et de promotion à élaborer auprès de public, qui n’est pas toujours pris en charge par l’artiste, faute de temps. Certes, les cimaises virtuelles présentent de nombreux peintres numériques, les blogs et les sites sont devenus les outils de communication et de promotion des artistes et on ne comptent plus les tutoriaux photoshop accessibles par les moteurs de recherche.

Et pourtant …

La peinture numérique n’a pas trouvé sa place et, à mon avis, ne la trouvera pas en tant que mouvement collectif parce qu’elle se base sur une technique et non sur une nouvelle approche artistique. Seules les démarches individuelles demeurent efficaces, c’est la raison pour laquelle, j’ai de plus en plus de doutes, quant à la pertinence d’une exposition collective. Il me semble que le plus productif soit de forger un réseau de diffusion, de fédérer les différents acteurs et de promouvoir la peinture numérique par le biais d’atelier d’éducation artistique et technologique ainsi que des lieux de diffusions spécifiques.

La peinture numérique existe et demeure, bien évidemment, par les peintres eux-même, qui produisent, diffusent et vivent (correctement ?) de leur art. La technique numérique mise au service de la création est un palier supplémentaire pour la production picturale mais reste insignifiante au regard de l’art contemporain et de l’art numérique qui intègre les NTIC.

La guêpe Photoshopée provient d’un tutorial de Chris Arlidge

Publié dans Création numérique | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Commentaire »

Interview de la peintre numérique Renée Brachet

Publié par Francois Colin sur 22 janvier, 2008

François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique ?

Renée BRACHET : L’expression et la transcription aux moyens d’outils virtuels informatiques de l’inspiration-créative d’un “artiste” peintre !

FC : Qu’est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?

RB : L’affranchissement des limites de l’art pictural traditionnel.

FC : Comment et à quel moment, avez vous abordé la peinture numérique?

RB : En 1995, pour la rédaction d’un mémoire sur le nombre d’or pour un ami “matheux”
Sur un ordinateur portable dont le disque dur ferait mourir de rire la plus petite clé usb d’aujourd’hui.
J’y avais testé : Corel Designer. Les courbes du vectoriel, leur différentiation , m’avaient séduites…puis à la découverte du bitmap et de la couleur , j’ai étudié mes maquettes de tableaux dans ce logiciel.
C’est à l’acquisition de COREL DRAW 7 que j’ai définitivement rangé mes brosses et pinceaux traditionnels.

FC : Quelles sont vos sources d’inspiration et comment définiriez vous votre travail?

min-enigmaRB : Au début, je cherchais seulement à comprendre les logiciels. Puis l’investigation de leurs multiples possibilités m’a naturellement conduite à la découverte d’un univers utopique inaccessible aux techniques de peintures traditionnelles. Ce n’est qu’après m’être familiarisée avec les logiciels que j’ai pu exprimer ma créativité débridée et laisser aller mon imaginaire. Je définirais mon travail comme “inspiration-intuitive-émotionnelle”.
Je ne pense pas que la création graphique (traditionnelle ou numérique) relève exclusivement d’une intention consciente. J’accorde beaucoup d’importance aux formes souples et aux tons chauds, il faut que mon oeil juge esthétique la retranscription de mes atmosphères.
J’ai mis un an avant de finaliser la toile : “Aube 65 ” galerie surréalisme de mon site !

FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?

RB : J’essaie de réaliser au moins une expo personnelle par an…, sinon plusieurs dans l’année en collectivité.

Les approches et remarques sont diverses :

1) Ah oui ! peinture numérique…c’est l’ordinateur qui fait !!!

2) Pour les commentaires plus experts j’ai cru comprendre qu’il suffisait de taper sur le clavier :

” une jeune fille blonde, svelte et vigoureuse, les cheveux longs flottants au vent d’été, court pieds nus sur une plage des caraîbes avec son petit Jack Russel “

puis sur : ENTER, et le tour était joué. Ce qui les chagrine un peu, c’est comment j’arrive à imprimer en aussi grand.

3) Quand aux “Experts-théoriciens” des techniques de pointe : Ils ne comprennent pas comment je peux encore travailler avec la version “n” du logiciel alors que vient de sortir le version “n+1″ il y a trois heures pour seulement 1500 euros de plus !

4) Le peintre occasionnel, intégriste dira : Ouiiiiiiiiii, C’est bien ! ………Maiiiiiiiiiiiiiis, ce n’est pas de la peinture, puisqu’on n’a plus le contact avec la matière…….. et ça, Moiiiiiiiiiiiiiiii, Jaaaaaaaaaaaaamais !

5) “les peintres” : admirent, analysent, cautionnent et regrettent de ne pas être plus jeunes pour y adhérer ! Certains osent essayer malgré tout et me demandent de les piloter.

6) Les “séduits” : passent une heure à me questionner pertinemment, les yeux et les oreilles grands ouverts, admiratifs…et partent heureux de pouvoir se faire enfin un avis sur cet art.

7) “les coups de foudre” : découvrent, admirent et partent avec une toile !
8) “les galéristes” de la région ne tiennent pas à prendre de “risques” pour leur chiffre d’affaire !

FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?

RB : J’en fais quelques fois, mais dans ce cas ce sont plutôt des travaux de photos-montage, des préparations d’affiches pour exposition, des mis en œuvres de diaporamas pour conférence. Je n’ai jamais fait pas de peintures sur commandes… Je prends souvent plaisir à créer des œuvres personnalisées pour les offrir.

FC : Avez une exposition en cours ou à venir?

RB : Permanente sur mon site : http://www.crearbt83.info

Permanente : dans un cabinet médical du Var à Fréjus

Du 27 février au 2 Mars 2008 dans le Var, dans le cadre d’une exposition collective de Roquebrune Culture. 1er au 15 juillet avec le collectif 6Lice: 2ème Festival International de l’Image et de la Photographie Numérique de Nice.

FC : Quelles sont les artistes proches de votre univers artistique ?

RB : Je n’en vois aucun en particulier ! J’apprécie les oeuvres de Dali mais en tout état de cause je préfère mon indépendance intelectuelle et artistique.

FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?

RB : Ne pas vouloir mettre la charrue avant les boeufs et s’armer de patience !

1) Saisir intellectuellement les outils fournis par un bon logiciel…il en existe même de gratuits !

Boîte à outils ( pinceaux, gomme, doigt, tampon, pot de peinture) bien maîtrisée,secondée par l’utilisation pertinente des calques (objets,plans) et des effets permet avec un peu d’imagination, de belles émotions.

2) Installer une tablette graphique : A4 (idéal), A6 (moins onéreuse !)

3) Le stylet graphique, toujours vendu avec la tablette.C’est le substitut parfait du pinceau.

4) Passez à la journée des 36 heures/jour pour imaginer, dessiner, mettre en couleurs et recommencer le lendemain jusqu’à ce que “nirvana” soit atteint… , tout n’est plus alors que pure créativité…, IL (le logiciel) vous obéit enfin, le stylet fuse, les couleurs éclatent.

FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?

RB : Non, je ne pense pas que la peinture numérique soit suffisamment connue dans ce sens.
Supportée par de violents vecteurs financiers, le numérique s’est engouffré sans discernement dans le quotidien, sans laisser aux individus, le temps d’en acquérir sa propre culture. C’est la source d’une étrange représentation duale faite à la fois de mépris, de méfiance et d’adulation.
Eventuellement privée de tout support physique elle apparaît aux yeux des traditionnels et des commerçants de l’art comme dépourvue d’existence.

FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?

RB : J’ai bien essayé d’aspirer avec…..mais c’est pas terrible !

FC : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?

RB : Site perso que j’ai créé : http://www.crearbt83.info

FC : Votre site/blog vous a t’il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?

RB : Non ! Mais les arnaqueurs y ont été à l’affut pour me faire gagner des millions de dollars si je leur servais d’intermédiaire…(ce n’est pas vu qu’à la télé !!!)

FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site et/ou en exposition ?

RB : Oui dans les deux cas !

FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?

RB : Oui, au travers de mon site. Avec certaines personnes que j’encadre à domicile.

FC : Quel est le format moyen de vos créations ou imprimez vous à la demande ?

RB : Format natif = 4311pix x 3189 pix en 150 ppp
Sortie impression = 73 cm x 54 cm
Mes oeuvres sont crées pour une résolution optimale : une impression à la demande risquerait d’en altérer la qualité.

FC : Etes vous en contact avec d’autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

RB : Oui, quelques uns dont Association 6lice. Réunions physiques et/ou contacts Internet.

FC : Etes vous en contact avec des artistes d’autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?

RB : Oui, à l’occasion de salons et concours traditionnels et lors de mes expos persos.Je visite aussi certaines galeries en fonction de leur vitrine….

FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?

RB : Non….jusqu’à aujourd’hui !

FC : Pensez vous qu’un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?

RB : Absolument .

FC : Quels sont les autres moyens d’expression que vous utilisez régulièrement ? (autres disciplines artistiques, édition, web, forum …)

RB : Peinture: acrylique, huile, aquarelle sur soie, dessin, pastels, modelage, collage, sculpture.
Réalisation de site web (Flash, html). Infographie

FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une exposition collective qui mélange les techniques d’expression, si non pourquoi ?

RB : Oui régulièrement !

FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l’art plus accessible ?

RB : Non.

FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?

RB : Just do it !

FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?

RB : Absolument pas , je n’ai jamais connu de région plus conservatrice.

FC : Pensez vous utile de fédérez les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?

RB : Je ne sais pas réellement. L’union fait-elle la force ? Si nous devons être unis pour être reconnus c’est bien regrettable.
6Lice (toutes techniques numériques confondues) taille une brèche dans le bloc PACA et je tente, dans le peloton de tête, l’aventure avec elle. Que sa mascotte ADAN brille au firmament de cette reconnaissance, c’est ce que je lui souhaite, surtout pour son “leader” Tony Kernos.

FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l’informatique ?

RB : Vous êtes bien indiscret…mais bon puisqu’il faut répondre, la technique m’interresse au delà des possibilités artistiques.

FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?

RB : 500 à 1500 euros

FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?

RB : Oui, cette année encore au 2 éme Festimago de Nice

FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?

RB : Mes chouchous : ADOBE PHOTOSHOP, COREL PAINTER,
Les intervenants ponctuels : POSER, BLENDER
Quelques rares utilisations de VUE et d’ ADOBE ILLUSTRATOR.
Quelque fois un scanner pour importer l’image d’une création sur papier, tissus, fragments de textures diverses chromatiquement intéressantes.
Il m’arrive de temps en temps de photographier une installation,un modelage,une préparation spéciale que je conçois en vue de son interprétation numérique.
Pour l’impression je suis obligée de faire appel à des éditeurs d’art en raison des formats natifs.

FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l’art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?

RB : J’ai ouvert un ordinateur en 94, découvert la partie graphique en 95, travaillé dans COREL DRAW7 de 98 à 2003 : date de ma première expo numérique après laquelle j’ai basculé vers Adobe Photoshop.
Je peins réellement sans obstacle depuis 2004. Je ne reconnais pas de notoriété dans l’art

FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?

RB : NON, car je n’ai pas pris d’abonnement chez Drouot….

FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d’un atelier-galerie ?

RB : On en peut pas appeler cela des galeries, mais plus exactement des salles réservées aux expositions, louées auprès des pôles culturels des mairies.

FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?

RB : Non.

FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?

RB : Par mon site.

FC : Vous formez vous à d’autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?

RB : Oui, continuellement.

FC : Classez vous la peinture numérique dans l’art contemporain, pourquoi ?

RB : Pour les historiens, l’époque contemporaine s’étale de la Révolution à aujourd’hui. Dans ce sens, elle en fait partie. Mais cette typologie est trop fortement dépendante des fluctuations d’interprétation de la critique.

FC : Accepteriez vous d’exposer dans la galerie 3D de l’association Coug’Art ?

RB : Oui avec plaisir.

FC : Accepteriez vous de participez à un projet d’édition collectif de l’association Coug’Art ?

RB : Oui tout à fait !

Publié dans Paroles d'Artistes | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

L’art imprimé de l’artiste valenciennois Bruno COLLET

Publié par Francois Colin sur 4 janvier, 2008

Bruno COLLET est un artiste valenciennois; peintre et graveur que j’ai connu et apprécié à la naissance de l’association artistique que j’ai fondé avec un ami infographiste, il y quelques quatorze années. Il a, notamment, exposé ses œuvres dans la Métropole Lilloise, Roubaix, Tourcoing ainsi qu’à Paris et Bruxelles. Le département des estampes de la Bibliothèque Nationale de France compte quelques une de ces œuvres. Il a installé son atelier à Valenciennes où il exerce son art depuis de nombreuses années.

Bruno_ColletVoici un extrait de la bibliographie, rédigée en 2001 par Xavier DETOUR, concernant son travail :

« En observant l’ensemble des travaux de Bruno Collet, je suis interpellé par leur organisation. Les travaux sont disséminés par groupe dans l’espace. Les gravures décrivent une horizontale, les dessins du Journal s’apparentent à un chaos organisé, conserves dans une vaste boîte. Les Parchemins - Peaux sont également accrochés de façon chaotique ainsi que les Voix. Nous sommes face à un puzzle dont il nous faudrait décrypter et agencer chaque élément pour pour une unité cohérente. Cette unité serait identique à un travail éclaté.

[...] Ce concept d’envers et d’endroit est de nouveau utilisé pour cette reconstruction mentale. Les gravures sont intimistes et appellent à l’introspection Les dessins du Journal explosent et éclatent dans l’espace. mémoire de journées infinies stoppées par la limite du cadre. Attractions et répulsions sont le jeu de cette organisation chaotique. La gravure étant le point de départ de ce travail, il faut pour Bruno Collet toujours sortir de l’emprise du corps et de la matière. [...] »

Découvrir ses œuvres sur le site de l’artiste.

Publié dans Art en ligne | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Cigarettes, wifi et petites IP

Publié par Francois Colin sur 31 décembre, 2007

Pardon pour ce jeu de mot discutable sur le titre de la chanson « Cigarettes, whisky et petites pépées » chantée par Eddie Constantine (aka Lemmy Caution) que seuls les moins de vingt ans dans les années 70 devraient connaître. Mais c’est la fin de l’année aussi. Je me suis rendu sur le site de quizz Justsayhi, pour me frotter au dernier en date : 2007 Internet Quizz. J’ai été assez surpris de mon résultat.

Bon, finalement, c’est le genre de connaissances inutiles qui ne vous permettent guère de briller en société car assez difficile à caser dans une conversation de tout les jours. Savoir que Tim Berners-Lee est le co-inventeur d’internet, que Larry Page est le co-fondateur de Google et que la dernière version du protocole IP est la IPv4, par exemple, me fait une belle jambe, à moins, bien sur, pour répondre à ce quizz.Donc voilà pour le wifi et l’IP contenu dans le titre. En ce qui concernent les cigarettes, les lecteurs fumeurs de ce blog savent pertinemment que c’est le 2 janvier 2008 que tombera l’interdiction de fumer dans les cafés-tabacs ce qui m’amène - habile transition - à leur souhaitez, malgré tout, ainsi qu’à tous les autres, au nom de l’association, une bonne et heureuse année.
vœux_cougart

Publié dans Pérégrinations numériques | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Des brushes Photoshop abstraites et gratuites

Publié par Francois Colin sur 28 décembre, 2007

Il n’est pas si fréquent que cela de bénéficier de brushes Photoshop gratuites. Alors quand elles sont en plus de qualité, il ne faut pas hésiter à les télécharger. Il s’agit de 35 brushes abstraites compatibles photoshop 7, développé par un jeune webdesigner d’origine sibérienne et vivant actuellement en Allemagne.

brushes_photoshop_gratuites

via Free Tools

Publié dans Création numérique | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Probléme technique indépendant de ma volonté

Publié par Francois Colin sur 24 décembre, 2007

C’est le site « presse citron » qui me l’a appris, le site Zookoda qui gérait le service de newsletter de ce blog et « qui fonctionnait parfaitement jusqu’à ce qu’il ait été racheté il y a quelques temps par une bande de charlots » comme le souligne Eric Dupin, ne gère plus, jusqu’à nouvel ordre les envois planifiés de newsletter, prétextant que ce service serait utilisé par de trop nombreux spammeurs.

Bref, si vous êtes abonnés à ce blog par e-mail, vous ne recevrez donc plus les infos de mise à jour des billets, pendant quelques temps. Paradoxalement, le service demeure accessible ainsi que la mailing-list de ce blog, mais les broadcasts demeurent inactifs. Donc, soit je recherche un autre service (qui risque d’être moins performant que Zookoda) pour assurer l’envoi automatisée de la newsletter ou j’attends patiemment le retour à la normal pour ce service, comme annoncé sur le blog des nouveaux propriétaires.

Quoi qu’il en soit, dans cette attente, vous pouvez toujours sans risque, vous abonnez gratuitement au flux RSS, géré par Feedburner. Ceci est moindre mal étant donné que le blog va s’interrompre jusqu’à la nouvelle année.

Je profite de ce billet pour vous souhaitez, à ce propos, de joyeuses fêtes de fin d’année. Noël étant un formidable moment pour les enfants, où les yeux illuminés, il découvre les cadeaux au pied du sapin. Mais les adultes ne sont pas en reste, durant cette période et, eux aussi, partagent les plaisir d’offrir et les joies de recevoir. Souvenez vous.

Publié dans Note de service | Taggé: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »